Archive pour décembre 2009

27
Déc
09

Qui a peur du livre numérique ?

Sûrement pas Federico.

En plus d’en être un fervent défenseur, notre lapin fait partie des irréductibles qui savent encore que l’e-book ne tuera pas le livre papier.

Pour ceux qui souhaitent connaître les performances publicitaires et marketing d’Amazon pour la mise en place de son Kindle 2, vous trouverez ici de superbes vidéo soft et aériennes s’adressant aux cadres supérieurs new-yorkais qui prennent le temps de vivre et s’informent sur le monde en buvant des coffee dans des Starbuck in.

Pour ceux qui souhaitent savoir ce que valent réellement ses gadgets technologiques, vous lirez ici les impressions et commentaires d’un écrivain et lecteur américain qui a fait, plein de bonne volonté, l’expérience du Kindle 2.  Pour sa part, Federico a déjà eu l’occasion de tenter une lecture sur une liseuse Sony, datant certes de quelques années et donc obsolète aujourd’hui. Si la technique a toutefois évolué, il effectuerait globalement les mêmes constats que ceux décrits dans l’article.

Après ça, vous n’aurez plus de raison de frémir des moustaches lorsque vous entendrez parler de livre numérique car d’une part, il n’est pas ennemi du livre papier puisqu’il ne pourra pas le remplacer et d’autre part, il est encore trop cher pour se banaliser chez les consommateurs lambda.

Et, pour finir, n’oubliez pas que vous serez autorisés à vous faire du soucis uniquement lorsque vous verrez votre vieille tante télécharger le dernier Yves Viollier avec son Iphone.

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19
Déc
09

Don’t juge Federico’s hair

Qui a dit que Federico était mal coiffé ? Il a les cheveux trop court à la McCarthney ? Vous ravalerez ces vilénies une fois cliqué le lien.

Sur le site Poorly Dressed People, anciennement Don’t juge my hair, les gens font des choses avec leur masse capillaire que vous n’auriez jamais osé imaginer, même dans vos rêves les plus foldingues. Si parfois le partis pris punk ou créations haute couture semble délibéré, on se demande si certaines de ces personnes ont reçus à leur naissance, comme nous, ne serait-ce qu’une once de bon sens…

À noter : les premières pages du site sont consacrées aux gens qui ont fait leur choix vestimentaire sous emprise de substances pas catholiques et avec un peu moins de classe que The Sartorialist, les coiffures épiques sont un peu plus loin sur le site.

19
Déc
09

La vie commence

Un roman de Stefan Casta

La papatte de Federico s’est posée sur La vie commence parce qu’il n’en croyait pas ses yeux, ou comment le facing peut être intelligent sans avoir à utiliser des bandeaux rouges tape-à-l’œil racontant tout et n’importe quoi pour vendre un livre.

Comme vous pouvez le voir, la couverture est bleu-verte, avec du rouge fuchsia, du jaune, du blanc, du vert… mais votre écran ne vous permet pas (pas encore) d’apprécier les nombreux reliefs ça et là de la couverture. Un beau travail de fabrication pour un livre-objet agréable à toucher, un roman grand format pour un prix abordable. Si les apparences sont trompeuses, il s’agit bien là d’un livre jeunesse que Federico avait hâte de lire !

L’histoire est celle de Victor, un jeune suédois qui vient d’avoir son bac et se demande quel tournant sa vie va prendre. Il vit avec ses parents adoptifs -une ex-cantatrice et un italien qui fait des soupes bizarres- dans une ferme perdue dans la froide campagne. Il prend des cours de philosophie par correspondance tout en s’occupant des champs, des poules et des moutons. Alors qu’il chassait tranquillement dans les bois, il manque de peu de tirer sur une jeune fille, Esméralda, Alice, Louise, Caroline (selon ses envies). Cette rencontre permettra à Victor de se bouger les fesses pour faire quelque chose de sa vie.

La narration interne à Victor (parfois la fille) se goupille intelligemment avec une belle écriture simple et naturelle, sans banalités ni fioritures. Avec un ton et une histoire modeste et sans prétentions, comme le héros, l’auteur nous immerge dans un pays chaleureux, bien qu’enneigé, où le temps se dilate pour un vrai retour à la nature. Mêlé d’onirisme et de tâches quotidiennes, l’histoire suscite certes un vif intérêt et une agréable lecture -un questionnement sur la vie, l’avenir et des personnages riches- mais elle bûche par un petit manque d’action, de surprises, de coup de théâtre quoi. La lecture coule régulièrement et tranquillement pour arriver toute fraîche dans la bassine, comme c’était prévu.

Ce petit défaut est toutefois rattrapé par la couverture du livre qui permet à La vie commence de récolter trois carottes !

Stefan Casta, La vie commence, Thierry Magnier, septembre 2009, 330 p.

17 €

13
Déc
09

Devenez un KikooLol

Vous avez toujours rêvé de faire partie de la société des kikooLol ? De devenir un excité des discussions sur Internet ? De massacrer la langue française et d’agresser tout ce qui ne parle pas comme vous ?

À la bonne heure ! Federico a déniché pour vous un blog qui vous apprendra les rudiments de leur comportement : vous allez vous métamorphoser en un KikooLol plus vrai que nature !

Et si ça ne vous intéresse pas de devenir stupide, ce blog vous expliquera comment comprendre ces créatures étranges… Ça peut servir !

Courrez-y !

13
Déc
09

La double vie d’Ana Song

Un roman de Minh Tran Huy

Les livres sont un fabuleux vecteur d’émotions : une histoire qui vous émeut aux larmes, des situations qui vous consternent, une médiocrité littéraire qui vous fait rire… Autant de sensations qui ouvrent à un échange sans fin et laissent des souvenirs tenaces.

Alors que faire quand un livre ne vous fait strictement rien ? Quand sa lecture ne fait naître en vous ni joie, ni admiration, ni dégoût, pas même de l’ennui ? Voilà ce qui s’est passé pour Federico quand il parcourait les pages de La Double Vie d’Ana Song. Rien. Le néant total. Alors oui, c’est  bien écrit, ça parle de sujets intéressants (la création, l’amour absolu, les médias et leurs jugements sans appel), tout le monde a salué ce livre qui a déclenché chez ses lecteurs un flot de compliments. Mais pour Federico, rien. La question est : qu’est-ce qu’il a bien pu rater que tous les autres ont vu et qui lui aurait donné la clé d’un livre à côté duquel il est totalement passé.

Il est frustré notre ami lapin, parce qu’il sent que beaucoup de choses auraient pu lui arriver dans cette lecture. Alors on mettra une carotte parce que, même si il n’a jamais pu le toucher, Federico a aperçu un grand roman dans ces pages.

Minh Tran Huy, La Double Vie d’Ana Song, Actes Sud, août 2009, 192 p.

18 €

13
Déc
09

Lombres

Un roman de China Miéville

Federico doit avouer qu’il est sacrément fier de lui : en deux soirées il s’est enfilé un roman (jeunesse certes) de 636 pages. Mais le jeu en valait vraiment la chandelle et de toutes façons, notre ami rongeur ne pouvait pas décoller les yeux de ce cadeau littéraire d’un Père Noël anglais bien déjanté !

Après une succession d’évènements étranges, Deeba et Zanna, deux jeunes londoniennes débarquent par une entrée dérobée dans la ville de Lombres, la version décalée de Londres. Y vivent des êtres étranges et les objets cassés rejetés par la Londres. Exemple : à peine arrivées dans la transville, les deux héroïnes sont poursuivies par un gang de détritus de mauvaise humeur. Elles ne sont pas là par hasard : toute la population attends Zanna, désignée par une prophétie comme celle qui va sauver Lombres de Smog, un nuage toxique intelligent qui veut détruire la ville.

Inutile d’en dire plus, laissons aux lecteur potentiels le plaisir d’être surpris. Parce que des surprises, le livre en regorge. Que ce soient les personnages de Lombres, plus surprenants les uns que les autres, les retournements de situation ou les merveilles que la transville réserve à ses visiteurs, ça n’arrête pas. Si bien qu’au bout d’une centaine de pages, Federico avait cessé de chercher à savoir ce qui allait arriver, convaincu que l’auteur était beaucoup plus malin que son imagination. Notre ami lapin n’avait plus qu’à se laisser porter par les aventures de nos deux londoniennes auxquelles on s’identifie sans peine tellement elles ne sont pas des héroïnes sans peurs et sans reproches. Au contraire, comme tout humain normal elles s’étonnent, s’interrogent, doutent, agissent, sauvent le monde, rient, aiment… Elles et leurs compagnons (dont une a-do-rable brique de lait qui se prend pour un toutou à sa mémère) sont terriblement attachants et c’est avec délectation que Federico a suivi leur périple pour sauver Lombres la décalée, la magnifique. Vous nous en mettrez quatre carottes.

China Miéville, Lombres, Au Diable Vauvert, octobre 2009, 636 p.

20 €




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