13
Déc
09

Lombres

Un roman de China Miéville

Federico doit avouer qu’il est sacrément fier de lui : en deux soirées il s’est enfilé un roman (jeunesse certes) de 636 pages. Mais le jeu en valait vraiment la chandelle et de toutes façons, notre ami rongeur ne pouvait pas décoller les yeux de ce cadeau littéraire d’un Père Noël anglais bien déjanté !

Après une succession d’évènements étranges, Deeba et Zanna, deux jeunes londoniennes débarquent par une entrée dérobée dans la ville de Lombres, la version décalée de Londres. Y vivent des êtres étranges et les objets cassés rejetés par la Londres. Exemple : à peine arrivées dans la transville, les deux héroïnes sont poursuivies par un gang de détritus de mauvaise humeur. Elles ne sont pas là par hasard : toute la population attends Zanna, désignée par une prophétie comme celle qui va sauver Lombres de Smog, un nuage toxique intelligent qui veut détruire la ville.

Inutile d’en dire plus, laissons aux lecteur potentiels le plaisir d’être surpris. Parce que des surprises, le livre en regorge. Que ce soient les personnages de Lombres, plus surprenants les uns que les autres, les retournements de situation ou les merveilles que la transville réserve à ses visiteurs, ça n’arrête pas. Si bien qu’au bout d’une centaine de pages, Federico avait cessé de chercher à savoir ce qui allait arriver, convaincu que l’auteur était beaucoup plus malin que son imagination. Notre ami lapin n’avait plus qu’à se laisser porter par les aventures de nos deux londoniennes auxquelles on s’identifie sans peine tellement elles ne sont pas des héroïnes sans peurs et sans reproches. Au contraire, comme tout humain normal elles s’étonnent, s’interrogent, doutent, agissent, sauvent le monde, rient, aiment… Elles et leurs compagnons (dont une a-do-rable brique de lait qui se prend pour un toutou à sa mémère) sont terriblement attachants et c’est avec délectation que Federico a suivi leur périple pour sauver Lombres la décalée, la magnifique. Vous nous en mettrez quatre carottes.

China Miéville, Lombres, Au Diable Vauvert, octobre 2009, 636 p.

20 €

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