Posts Tagged ‘cinéma

09
Août
13

La boîte verte

Depuis le temps que Federico va se perdre sur ce site prodigieux, il devenait plus qu’urgent de vous en parler. Vous avez 5 minutes à perdre ? Cliquez ici. Bravo, vous venez de perdre 2 heures !

Cependant, « Perdre » n’est pas le terme qui convient quand on va passer du temps à sillonner les catégories de La Boîte Verte. Découvrir, s’émerveiller, rire, s’étonner, sont plus adaptés. Alimenté régulièrement par le mystérieux « Maître de la Boîte », ce site répertorie des tas et des tas de curiosités disséminées sur le net. Arts, histoire, sciences, culture geek, on trouve de tout dans cette boîte. On peut la secouer dans tous les sens, il y a toujours un truc passionnant qui sort, le fil d’Ariane vous attrape immédiatement et c’est parti pour de chouettes moments de glande intelligente (enfin, pas toujours…). Grand amateur d’absurde et d’idées génialement inutiles, Federico est toujours comblé par les articles de la Boîte Verte.

Rien de tel que quelques exemples pour vous prouver que consulter tous les jours la Boîte Verte est bon pour le moral. Voici le meilleur du best of des articles préférés de votre chroniqueur.

Les inventions à l’ancienne, dans lequel on découvre que les skis d’intérieur ou la cage à bébé n’ont pas réussi à s’imposer dans notre quotidien. C’est bien dommage.

Les indispensables lunettes pour lire couché !

Toujours dans le vintage, cette très émouvante série de photographies prises par la police australienne dans les années 20.

Federico n’en revient toujours pas de la beauté de ces photos !

On y trouve également des choses qui ne servent à rien mais qui sont absolument indispensables !

Et enfin, des choses tellement belles que, que… ça vous laisse sans voix !

… la conception de minuscules vêtements pour le film Coraline :

… les étonnantes créations de papier de Yulia Brodskaya :

Non mais sérieusement, comment fait-elle ?!

… ces oiseaux réalisés avec des pétales (drôle d’idée mais trèèès convaincante !) :

La peinture, c’est tellement surfait !

Federico espère que ce maigre échantillon vous a convaincu de lâcher Twitter et Facebook un instant et de passer une nuit à parcourir La Boîte Verte.

14
Juin
13

La couleur des sentiments

Un roman de Kathryn Stockett.

 noté 3 sur 4

Avec des mois de retard et parce qu’on le lui a mis dans les pattes, Federico a lu avec plaisir le roman de l’américaine Kathryn Stockett qui a connu un grand succès après l’adaptation cinématographique d’il y a quelques temps.

© Babel, 2012D’ailleurs, Federico a été plutôt désappointé par l’adaptation sentimentaliste du grand écran qui ressemble un peu trop à un bonbon acidulé, en désaccord avec le grave sujet qu’est celui de la ségrégation raciale. C’est même le film, visionné après la lecture du livre, qui lui a ouvert les yeux sur la version française du titre, La Couleur des sentiments (en version originale, il s’agit de The Help) : la couleur, le noir, le blanc, le racisme, tout ça… Oui, Federico n’avait pas capté, mais pour sa défense, sachez que cela ne reflète pas vraiment l’esprit du livre car, s’il y est question de couleurs, il n’y déferle pas une tripotée de bons sentiments, c’est un peu plus réaliste que ça.

Bref, vous l’aurez compris : même s’il n’est pas mauvais, ne vous attachez pas à voir le film, et préférez-lui le livre.

L’atout principal du bouquin, c’est que l’on entre tour à tour dans la tête des trois héroïnes : les bonnes noires Aibileen et Minny, et la jeune blanche Eugenia, surnommée Skeeter. Au fil de la lecture, leur histoire et leurs émotions se dévoilent avec naturel, partageant leurs doutes, leurs peurs et les espoirs qu’elles osent formuler.

Le livre est une captivante peinture sociale des conditions de vie et de travail des bonnes dans l’état du Mississipi dans les années 1960. Les luttes antiraciales et féministes se dessinent en arrière-plan, alors que les héroïnes s’y engagent d’une manière très peu militante, mais plutôt personnelle.

Les femmes au foyer (qui laissent l’entretien de leur susdit-foyer et l’éducation de leurs enfants à leur bonne noire afin de mieux passer leur temps chez le coiffeur et à l’organisation de diners caritatifs pour les pauvres petits enfants africains de l’autre bout du monde) en prennent pour leur grade. Quant aux hommes, ils sont soit très occupés à travailler, soit alcooliques, soit empotés… Bref, une époque (un peu caricaturale mais sûrement fidèle) où il ne faisait pas bon vivre lorsqu’on était femme et/ou noire.

On passe donc un chouette moment en compagnie de Skeeter, Minny et Aibileen, qui confèrent toutes trois un ton enlevé et attachant à ce bouquin qui se lit avec plaisir, aisance et quelques grincements de dents…

Kathryn Stockett, La Couleur des sentiments, Babel, 626 pages, 9,70 €

26
Mar
11

Fuck Yeah, Movie Posters !

Vous aimez le cinéma ?

Vous aimez les belles images ?

Vous n’avez pas le temps de lire ?

Vous avez une folle envie de digresser ?

Si oui, alors Federico a trouvé un site pour vous : Fuck Yeah, Movie Posters !

Derrière cette appellation fort barbare (on se sent quand même un peu agressé) se cache une suite d’affiches de films divers et variés, dans leur version d’origine ou plus souvent revues et corrigées par des créateurs inspirés. Quelques exemples ci-dessous :

Voilà, à présent vous pouvez abandonner définitivement toutes les choses importantes et urgentes que vous étiez en train de faire !

07
Août
10

La vidéo bonne humeur

Federico ne le redira jamais assez : le fil d’ariane, c’est trop de la balle. Démonstration tout de suite maintenant. (À la fin de l’article, vous aurez compris le sens du titre. Dans les premiers paragraphes ça risque de ne pas être très évident)

Vous êtes un lapin en mal de divertissement, alors, vous décidez d’aller au cinéma voir le dernier blockbuster de Christopher Nolan, Inception. Dans ce film joue Joseph Gordon-Levitt. Comme vous l’avez trouvé sympa dans le film mais que vous ne connaissez rien à sa vie, vous foncez sur Imdb.com, base archi complète sur le cinéma. Et c’est là qu’Ariane vous attrape. Sur Imdb vous découvrez que l’acteur en question a joué dans la comédie romantique (500) jours ensemble. Tiens, c’est pas un film que vous aviez voulu voir lors de sa sortie ?  Ni une, ni deux, vous usez de moyens occultes afin de visionner le film. Une heure et trente six minutes plus tard, vous êtes ravis d’avoir vu cette charmante comédie avec de charmants acteurs, dont Zooey Deschanel (dont on va reparler plus tard). Curieux de nature, vous avez envie de savoir ce que d’autres internautes ont pensé du film. Vous tombez sur une critique qui propose un lien vers une vidéo. Vous cliquez et atterrissez sur une vidéo à laquelle vous ne vous attendiez pas.  C’est là que le titre de l’article se révèle être vachement bien trouvé :

Après vous être pâmé pendant deux minutes parce qu’ils dansent trop bien et que la musique est chouette comme tout, vous vous faites hameçonner de nouveau par notre amie Ariane. Car une question se pose : qui se cache derrière ce nom She and him ? Quel est donc ce charmant groupe ? Une rapide recherche et vous tombez de votre fauteuil : c’est Zooey Deschanel, et nulle autre, qui interprète les chansons du duo qu’elle forme avec M. Ward  (prononcer « m », pas monsieur). Vous suivez le fil et débarquez sur Deezer pour passer un excellent moment en écoutant (gratuitement pour l’instant) les deux albums de She and him. Trente minutes plus tard, vous êtes conquis.

Et voilà, en même pas trois heures, vous avez découvert un acteur, un film, une actrice et un groupe. Elle est pas belle la vie ? Et la vidéo, elle ne vous a pas mis de bonne humeur ? Hein ?

Maintenant il ne vous reste plus qu’à fermer les nombreux nouveaux onglets que ce perfide article vous a fait ouvrir.

25
Jan
10

Écoutez vos films !

Ceux qui savent profiter d’une bonne séance de cinéma (c’est-à-dire, le contraire de ça) sortent souvent du cinéma avec un tourbillon de papillons (pardon, Federico ne sais pas ce qu’il lui a pris) de souvenirs dans la tête. Ça peut être n’importe quoi : un gros fou rire, une réplique qui tue, de grosses larmes, un sanglot étouffé tant bien que mal, une baston à couper le souffle, la nullité du film qu’on a vu, les lunettes 3D louées 2 € qui glissent, les coups de pied du voisin de derrière, le physique de l’acteur principal…

Néanmoins, une chose revient souvent à la mémoire de notre ami lapin quand il sort de la salle pour affronter la froide réalité : la bande originale. Le son sur lequel le film s’est joué. Quand c’est bien fait, on le distingue à peine pendant le film : la musique imprègne la pellicule et est un acteur comme un autre de l’ambiance générale. C’est quand on sort que les chansons viennent couvrir le bruit de la circulation.

Et que fait Federico dans ces cas là ? Il se rue sur Internet afin de savoir quels noms portent les mélodies qui l’ont transporté. Ses deux sources favorites : IMDB (The Internet Movie Data Base), le nec plus ultra du site cinématographique qui décortique les bandes sons des films ;  Deezer et Jiwa, sites d’écoute de musique gratuits (du moins, pour le moment) qui lui permettent de réécouter certains morceaux musicaux. Et c’est là que le film commence sa deuxième vie comme prescripteur de musique. Que la bande originale ait été composée pour le film ou soit une compilation de musiques existantes, Federico n’a de cesse de faire de nouvelles découvertes. Grand adepte du fil d’Ariane, il suit des musiques qui le conduisent jusqu’à leurs artistes et rencontre des chanteurs et groupes d’exception.

Rien que pour vous, voici quelques films dont les BO (trèèèès diverses) ont fait frissonner les grandes oreilles de notre ami Federico :

Les infiltrés, de Martin Scorsese.
La famille indienne, Karan Johar.
Jarhead, de Sam Mendes.
Marie-Antoinette, de Sofia Coppola.
Watchmen, de Zack Snider.
The Darjeeling Limited, de Wes Anderson.
Gladiator, de Ridley Scott.
Singin’ in the rain, de Stanler Donen.
Orgueil et préjugés, de Joe Wright.
Disney, par Disney
The boat that rocked, de Richard Curtis.

Bon, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, sinon on y sera encore le jour de la sortie de High School Musical 13.

16
Jan
10

Le divertissement kleenex

Lorsque Federico sort le nez de ses livres, il va au cinéma.
Enjoint par ses compatriotes, il va voir un film à gros-budget américain où il faut porter des lunettes qui glissent pour voir un marine physiquement intelligent maquillé en bleu sauter dans les arbres. Mais Federico ne vous parlera pas de ce film intimiste au scénario original, non, Federico souhaite vous parler des gens qui vont au cinéma.

Quand les gens vont au cinéma, c’est la sortie du mois.
Alors on emmène la marmaille, pépé et mémé, on y retrouve tonton et tata, on y rencontre le collègue Jean-Jacques et la copine Muriel. C’est un événement tellement important et inhabituel qu’on s’y rend une heure à l’avance et on paie une fortune des cochonneries sucrées pour que ça vaille vraiment le déplacement.

Quand les gens vont au cinéma, c’est comme s’ils étaient sur leur canapé.
Alors on s’étale, on se vautre, on parle fort et on mange. On se lève, on se rassoie, on tape des pieds sur le siège devant soi.

Quand les gens vont au cinéma, après tout ils ne sont pas chez eux.
Alors à quoi bon s’embêter à « laisser cet endroit dans l’état dans lequel ils aimeraient le trouver » puisqu’il y a des gens payés pour nettoyer la salle ? Ce n’est pas grave si Kévin n’a pas terminé son pop-corn, on n’a qu’à tout laisser là. Mégane a tout renversé sur son siège et par terre ? On n’a pas que ça à faire, faut y aller.
(Est-ce la foule qui incite et excuse de tels comportements non-civilisés ? se demande Federico.)

Quand les gens vont au cinéma, ils zappent dès que c’est terminé.
Dès la dernière image, à peine les lumières de la salle rallumées, ils se lèvent, enfilent leur manteau et se cassent. Parce qu’ils n’ont pas de temps à perdre, ils ont payé pour 2 heures de film, pas pour 5 minutes de générique. Si pour la plupart leur précipitation à quitter la salle est le besoin d’en griller une juste à la sortie, cette nécessité à rentrer chez soi le plus rapidement possible donne l’impression qu’ils ont déjà oublié le film qu’ils viennent de voir.

C’est à consommer sur place et non à emporter. C’est le syndrome du kleenex, le divertissement jeté une fois utilisé.

22
Nov
09

Halte aux orgueilleux et aux jugements hâtifs

Pride and Prejudice, Joe Wright, 2005

Le concept marketing utilisé pour la promotion du film ferait davantage fuir les lapins que les ameuter.
– Une affiche romantico-romantique sur fond d’un ciel pastel traversé par les rayons caressant du soleil qui pointe après la pluie de cette fin d’après-midi. Une petite brise soulève les mèches folles d’une jeune bourgeoise rebelle et sensuelle alors qu’un aristocrate énamouré au regard langoureux souffre de ne pouvoir l’atteindre…
– Une bande annonce longue, longue, qui montre tout, mais qui montre mal.
– Un synopsis de quatrième de couverture de DVD très étrange qui semble présenter un tout autre film.
– Enfin, si on en a l’opportunité, on essaie d’échapper à une VF stridente qui massacre le jeu des acteurs (l’abolition des doublages français, une des grandes luttes qui tiennent chères au cœur de notre lapin) et n’arrange donc pas l’exportation française du film.

Vu comme ça, ça ne donne pas envie. Mais, passé outre ses obstacles, la surprise est inattendue puisque le film évite les pièges annoncés par sa communication. Il évite les libertés hollywoodiennes et autres dangers de l’appropriation d’un scénario sans défauts pour plaire à un public américano-entertainement.

Federico a lu l’œuvre de Jane Austen. Il a apprécié l’examen précis, juste et concis, de la confection des liens entre personnes, au delà de la fierté et des préjugés, un véritable travail minutieux qui demande du temps et de la finesse à l’heure des codes de la noblesse anglaise du XVIIIe siècle. Federico aime beaucoup cette histoire qui en a inspiré beaucoup.

Notre imaginaire de l’œuvre, construit lors de notre lecture, n’est pas bafoué, spolié, ni bazardé à grand coup d’adaptation mercantile. Les acteurs ne collent pas leur faciès sur les personnages, qu’ils incarnent véritablement. On ne nous imposent rien. On accroche.
Parce qu’on sait ou devine les retors et l’évolution de leurs sentiments, on tremble avec Elizabeth, Jane et William, et même si on connait la suite, les répliques et les regards sont délectables.
L’ambiance tremblante, feutrée, contenue (et angoissante) des salons anglais est retranscrite fidèlement avec parfois plus de panache que dans le livre.

Niveau casting, Keira Knightley s’en sort pas mal. Matthew MacFadyen est un William Darcy parfait. Wickham (Rupert Friend) est vraiment moche, on ne le voit pas beaucoup comparé au livre, et c’est tant mieux. Judi Dench, Donald Sutherland, Tom Hollander, Jena Malone, Rosamund Pike, Kelly Reilly, Simon Woods, portent comme il faut le rôle qui leur a été confié.

Si vous êtes curieux, Youtube ou les bonus du DVD vous propose une fin alternative : Elizabeth Bennet et William Darcy sont amoureux, se disent des débilités et se font un bisou. Heureusement qu’elle est là cette scène, sinon on n’aurait pas compris le happy end. Totalement inutile, ou comment gâcher un film avec une scène spéciale-dédicace aux américains et à leur besoin de voyeurisme et de pré-maché.

Excepté cette scène vulgaire et outrageante pour la mémoire de Jane Austen , Federico a été surpris par sa non-déception : la prochaine fois, il se méfiera avant d’écouter son orgueil et de croire ses préjugés !




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