Archives de octobre 2010

24
Oct
10

Les assoiffées

Un roman de Bernard Quiriny

Imaginez la Belgique dominée par une milice féministe, une société qui a mis les hommes à l’écart et qui vit dans un ridicule culte de la personnalité de sa chef.

Vous n’y arrivez pas ? Cette idée est trop abstraite pour vous ? Pas de souci, Bernard Quiriny se charge de planter le décor et de vous embarquer dans un Bénélux plus proche l’URSS (avec Stalina à la place de Staline) que de sa relative tranquillité actuelle.

L’auteur a l’intelligence de nous placer dans deux situations, qui correspondent à plusieurs points de vue. Ce sont autant de regards sur cette société qui a sombré dans la paranoïa et l’absurdité, repliée sur elle-même mais suscitant néanmoins l’admiration des féministes de toute l’Europe. C’est qu’elles en ont les femmes en Belgique, non contentes de prendre le pouvoir par la force, elles ont fabriqué de toute pièce une société où toutes les femmes sont sœurs et tous les hommes sont… pas grand chose ! Elles ont même changé le genre de certains mots !!

On ne parle pas de lapin dans ce livre, mais Federico a été emballé par le récit de Bernard Quiriny, d’un réalisme sidérant. Tour à tour, on suit les membres chanceux d’une délégation française, les premiers étrangers à franchir les frontières du pays depuis le putsch. Ils sont tous plus ou moins acquis à la cause des Belges, et c’est ça qui est intéressant : chacun réagit différemment à la mascarade de visite qui les balade dans des lieux plus étranges les uns que les autres. Parallèlement à nos touristes, on lit le journal secret (ce mot prend tout son sens quand on comprend les ennuis qu’aurait l’auteur si les autorités le trouvaient) d’une belge qui va, à l’insu de son plein gré, gravir les échelons de la hiérarchie belge et découvrir l’envers du décor, à ses risques et périls.

Si le récit stigmatise cette société matriarcale poussée à l’extrême, c’est sans misogynie aucune. Ce récit poignant, drôle souvent dans les situations décrites, montre juste aux lapins que les humaines, hommes ou femmes, sont capables du pire comme du meilleur quand il s’agit de transformer le monde selon son idéal.

Les Assoiffées, Bernard Quiriny,  Le Seuil, août 2010, 396 p.

21 €

23
Oct
10

Les grabouilleurs favoris de Federico : Mayalen Goust

Cet été Federico vous avait promis une sélection de ses grabouilleurs favoris et avait commencé le bal avec Léo Timmers, ensuite… plus rien. Bon, on est plus en été, mais il n’y a pas de saison pour aimer les beaux dessins et mieux vaut tard que jamais. Par conséquent, c’est reparti pour de jolies images !

Neumbeur tou : Mayalen Goust

Federico ne pouvait pas ne pas vous parler de Mayalen Goust, tant ses dessins respirent la poésie et la douceur. Fabriquée en 1976 à La Rochelle, la grabouilleuse a illustré moult albums jeunesse. C’est avec plaisir qu’on la retrouve chez divers éditeur : Père Castor , Magnard, Lito, Chocolat ! ou encore Fleurus.

Selon toute vraisemblance ses illustrations féériques sont travaillées sur ordinateur (Federico n’a trouvé aucune information à ce sujet, avis au personnes informées…). Mais cela ne fait qu’apporter plus de magie à un style unique, loin d’être formaté par l’informatique. Quoi de mieux pour illustrer ces propos que la couverture du livre Histoires de fées, publié chez Lito, dont Mayalen est une des illustratrices.

Les traits sont tout en rondeur, c’est moelleux comme un beau rêve. Tout est fait de détails sans surcharge : une richesse et une légèreté propices à l’évasion qui colle parfaitement aux contes et histoires imaginaires que Mayalen illustre. Un autre blogueur admiratif a sélectionné quelques une des plus belles pages de l’artiste : régalez vos yeux ici.

Zoomons sur l’album qui a marqué la rencontre fortuite entre Federico et les dessins de Mayalen Goust, Célestin le ramasseur du petit matin, chez Père Castor (raconte nous une histoire encore !)

Cette histoire est l’une des plus belles que Federico ai lu. Sylvie Poilevé nous raconte le destin hors du commun de Célestin, humble ramasseur de chagrins qui voit tout ces malheurs s’accumuler chez lui et peser sur son moral comme une chape de plomb. Le récit est emprunt de beaucoup de poésie et de délicatesse, les illustrations amplifient ce phénomène au centuple. Mayalen Goust dessine la tristesse dans toutes ses nuances et la remplace doucement par une joie apaisée et légère. Un petit bijou qu’on relit et relit encore, qu’on dévore des yeux.

Célestin le ramasseur du petit matin, Sylvie Poillevée, ill. Mayalen Goust, Flammarion, 28 p. (Collection Père Castor)

10 €

Et pour clore cet article, voici un hommage aux lapins blancs par Mayalen Goust

17
Oct
10

Aujourd’hui, ambiance jazzy

… avec Melody Gardot.

Il faut savoir que cette chanteuse, auteur, compositrice et musicienne avait eu un grave accident et avait notamment été soignée par la musicothérapie.

De sa douce voix et son joli minois, la jeune Melody Gardot a envoûté Federico. La finesse de ce jazz chanté, en toute simplicité, est un pur bonheur pour se reposer les oreilles en ses soirées automnales.

Son deuxième album My One and Only Thrill (2009)  a un succès bien mérité. N’oubliez pas d’écouter aussi le premier, Worrisome Heart (2006, 2008 en France).

Bonne écoute !

12
Oct
10

Aujourd’hui, ambiance french-touch

… avec Arnaud Fleurent-Didier.

La première fois qu’il a écouté l’album La Reproduction (2009) grâce à une émission musicale à la radio, Federico a eu le coup de foudre pour ces petites balades qui balancent bien, ces textes si familiers et si mélodiques à la fois. Notre lapin aime la douce voix d’Arnaud et les chœurs qui font « papapaa ».

Coup de cœur pour la chanson Reproductions.

Bonne écoute !

08
Oct
10

Aujourd’hui, ambiance folk

… avec Laura Marling.

Jeune musicienne anglaise, Laura Marling a déjà deux albums à son actif : Alas I Cannot Swim (2008)  et I Speak Because I Can (2010).

Cette blondinette de 20 ans a conquis notre ami lapin avec sa voix grave et puissante, habillée d’une guitare acoustique tantôt délicate (voir Tap At My Window), tantôt délicieusement nerveuse (voir Devil’s Spoke). Un délice.

Bonne écoute !

07
Oct
10

Aujourd’hui, ambiance new-western

… avec The Last Shadow Puppets.

Groupe « occasionnel » de pop anglaise composé d’Alex Turner (Artic Monkeys) et Miles Kane (Rascals), The Last Shadow Puppets sort l’album The Age Of The Understatement en 2008. Il paraît qu’un second album serait en préparation, il paraît.

Federico aime le rythme endiablé de chevauchées far-westienne et l’unisson des deux chanteurs qui s’accordent parfaitement sur des mélodies fort plaisantes.

Bonne écoute !




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