Posts Tagged ‘illustrateurs

24
Fév
12

les grabouilleurs favoris de Federico : Sebastian Meschenmoser

Sebastian Meschenmoser peut faire son crâneur : il rejoint la glorieuse liste des grabouilleurs qui régalent les mirettes de notre ami lapin. Ce jeune allemand est un artiste bourré de talent (voir ses œuvres ici, si vous maîtrisez la langue de Goethe) qui a eu la bonne idée d’en faire profiter les enfants. Cela a donc permis à son travail de traverser le Rhin et d’arriver dans les étagères des libraires français.

Chronologiquement, la première rencontre de Federico avec Sebastian Meschenmoser a eu lieu grâce aux éditions Plume de Carotte et à la Leçon de vol, chroniquée ici. Mais le vrai coup de foudre a frappé Federico il y a quelques semaines alors qu’il feuilletait L’écureuil et l’étrange visiteur. Notre ami lapin a fondu devant les grabouillages vifs et décomplexés de cet excellent album. Il s’est donc précipité sur les autres aventures de cet écureuil qui n’est pas sans lui rappeler son cousin Fredo.

Quand on regarde le dessin de très près, on se dit que « ce grabouilleur fait n’importe quoi ! » mais l’ensemble est impressionnant de précision et de détails. Ce sont les expressions des personnages qui sont les plus réussies. Peur, surprise, amour, etc : en quelques coup de crayons de couleur, Sebastian Meschenmoser fait naître des scènes très vivantes. Dans ses dessins perce parfois une pointe de mélancolie, mais l’humour est là pour redonner une tendre légèreté à l’ensemble. Quand il enfile sa casquette d’auteur, le résultat est tout aussi poétique et drôle. Dans tous les cas, Federico rigole bien et c’est pour cela qu’il vous ordonne d’aller lire sur le champ TOUS les livres de Sebastian Meschenmoser. Vous n’aurez aucune excuse : il n’y en a que sept publiés en France.

Récapitulation :

Leçon de vol, Plume de Carotte, 2010.

Où comment un homme essaie d’aider son ami le pingouin à voler.

Les trois vœux de Molosse, Minédition, 2010.

La laine de magique de Molosse, Minédition, 2011.

Molosse, sa vie, son œuvre. Pas les albums préférés de Federico, mais inutile de vous défiler pour autant.

L’écureuil et la lune, Minédition, 2008.

L’écureuil et le printemps, Minédition, 2010

L’écureuil et la première neige, Minédition, 2009

L’écureuil et l’étrange visiteur, Minédition, 2012

Dans la forêt, vivent l’écureuil et ses amis. Le moindre changement dans leurs habitudes constitue un bouleversement sans précédent. Heureusement, l’écureuil a toujours une solution (absurde) pour remédier à cela. C’est drôle, c’est original, c’est plein de références, c’est génial !

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27
Juin
11

Federico à Saint-Malo

Si vous vous êtes baladés dans la cité corsaire le week end du 11 juin, vous avez probablement croisé un petit lapin blanc.

En effet, notre ami rongeur était présent à l’occasion du festival des Étonnants Voyageurs. Il y a fait plein de trucs chouettes dont : se balader sur le salon du livre, regarder des expositions, aller à des conférences, se faire tremper par la pluie, faire le tour des remparts, croiser des amis humains, etc.

Mais ce que Federico a préféré dans son week-end, c’est d’avoir rencontré Frédéric Pillot, dont les mérites ont déjà été vantés sur ce blog. Ce grabouilleur – parmi les favoris de Federico – était présent avec son collègue auteur Gérard Moncomble. Ces deux sympathiques humains ont fait un joli dessin pour le neveu de Federico et ils se sont beaucoup amusés en le faisant (en fait, Pillot a un peu étalé la dédicace de Moncomble avec son poignet…).

Le livre dédicacé est une petite merveille de drôlerie, un joli hommage à l’imagination génialement illustré.  Federico a donc fait d’une pierre deux coups : il a rencontré une de ses idoles à crayon de couleur et fait la connaissance d’un auteur super gentil et doté d’un stylo fortement humoristique !

 Raoul Taffin, chasseur de mamouth, Gérard Moncomble, ill. Frédéric Pillot, Milan, 2004, 32 p., 10 € 90.

12
Déc
10

La mare aux têtards

La semaine dernière, Federico était 7j/7 et quasiment 24h/24 sur un salon, celui du livre et de la presse jeunesse à Montreuil. Le plus intéressant dans cette information, c’est bien entendu ce qu’il a rapporté dans son sac en tissu réutilisable et recyclable.

La véritable découverte, le coup de cœur montreuillois, c’est cet album là : La mare aux têtards de Guilllaume Delaunay paru chez Autrement jeunesse. Vous noterez les quatre carottes :

 

 

 

Tout d’abord, parlons de l’auteur. Guillaume Delaunay est réalisateur de films d’animations ; La mare aux têtards est son premier livre (et pas le dernier, croisons les doigts). Sous le pseudonyme « Waterlili », « nénuphar » en anglais, il fait des expositions, des films d’animations et co-réalise au passage le clip Lollipop de Mika. C’est un garçon charmant et sans prétention qui met tout son cœur et beaucoup de temps (le sien et le vôtre, et zappe sa pause déjeuner) à vous faire une dédicace.

Courrez visiter son site (cliquez sur « Show ») et celui de La Mare aux têtards (car il s’agit aussi d’un film d’animation !).

Maintenant le livre : c’est l’histoire de Gobi le triton, mi-lézard, mi-poisson, dont l’occupation favorite est de faire la sieste au soleil sur son nénuphar. Mais c’est sans compter les têtards qui chahutent dans la mare.

Tout est parfait : des aquarelles d’une finesse absolue aux couleurs discrètes et chatoyantes, un texte drôle et poétique, au vocabulaire familier d’un naturel et une désinvolture déboussolants.

Comme Federico, vous allez tomber amoureux de ces têtards, tritons et autres libellules aux adorables yeux globuleux. Vous ne pourrez résister à cette planche magnifique, lorsqu’au crépuscule, c’est l’heure des libellules…

D’une manière infiniment reposante et détendue, ça gargouille et ça s’agite dans cette mare, un véritable écosystème où semble se trouver la clé du bonheur pur et simple, la clé du paradis.

Merveilleux.

La Mare aux têtards, Guillaume Delaunay, Autrement, avril 2010, 32 pages,

18 € (avec le DVD du film d’animation !)

21
Nov
10

Les grabouilleurs favoris de Federico : Frédéric Pillot

Avant de commencer, Federico aimerait vous présenter trois personnages : Tukai, Blart et Lulu Vroumette. Que vous pouvez admirer dans l’image ci-dessous :

C’est bon, vous les avez bien regardés ? Maintenant, pouvez-vous nous dire quel est le point commun entre ces jolis dessins ?

C’est le même monsieur qui a fait tout les grabouillages ! Bravo, comment avez-vous deviné ? Et alors, qui c’est le monsieur ?

Aaaah, on fait moins les malins !

Bon, halte aux devinettes, le crayon qui se cache derrière ces trois illustrations est celui de Frédéric Pillot. Et ce n’est pas parce qu’il s’appelle Frédéric que Federico vous en parle. C’est parce qu’il a beaucoup de talent. C’est parce qu’il est capable de passer d’un réalisme bluffant à un univers tout doux et tout rond, en passant par des personnages complètement délirants. Frédéric Pillot, ce sont des surprises, des « quoi, c’est lui qui a fait ça ? ». On pense avoir identifié son style, et voilà qu’il ressurgit sous nos yeux ébahis, sous une autre forme, à l’endroit où on s’y attend le moins. Bon, le plus souvent, il surgit chez Milan (qui surgit chez Hachette à partir de janvier 2011…) et Magnard. Ce qui va nous faciliter le travail bibliographique : voici et voilà. Avec une petite apparition à La Martinière Jeunesse, avec le génial Télé Cotcot Académie.

Frédéric Pillot n’écrit pas, il illustre. Il illustre beaucoup. Et comme on l’a dit, il illustre de différentes façons… donc le bonhomme est difficile à suivre et ce n’est pas ce fouisseur de Federico qui va s’en plaindre ! Après l’avoir découvert sur la couverture du génial Blart (voir plus loin), Federico a appris qu’en fait le monsieur était connu pour illustrer les albums de Daniel Picouly, où sont racontées les aventures de Lulu Vroumette, une… grenouille semble-t-il une tortue. Puis, il n’y a pas si longtemps, Federico s’est attardé sur le regard profond de Tukai, l’enfant sorcier. Trois secondes après, il lisait le nom de son illustrateur fétiche sur la couverture. Épaté, qu’il était le lapin !

Revenons donc à Blart. Le prodigieux livre de la rencontre avec Frédéric Pillot. Blart, Chroniques d’un crétin trouillard qui devait sauver le monde, de son vrai nom, est un roman jeunesse écrit par Dominic Barker, un pas français qui a bien mérité sa traduction ! Dans la lignée des Chroniques du Marais qui pue, Blart… est une histoire fantastique absurde qui tord le cou à l’héroïsme bien pensant. Blart est un gardien de cochons crétin, égoïste et couard qu’une prophétie désigne pour aller sauver le monde. Malgré ses protestations, un mage l’entraîne dans une quête aux côtés d’autres personnages hauts en couleur. Le tout ponctué des illustrations de Frédéric Pillot, qui nous régale de trognes impayables, mention spéciale à Tungstène le Nain. Au cours de sa quête un peu initiatique, notre personnage ne va pas découvrir l’amour de son prochain, ni le sens du sacrifice. Et c’est ça qui est génial !! Et en plus, il y a une suite… Sera-t-elle éditée en France ? Mystère. Espérons que les éditeurs mettrons plus de bonne volonté à la faire paraître que Blart à sauver le monde.

Dominic Barker, Blart, Chroniques d’un crétin trouillard qui devait sauver le monde, Paris, Milan, mars 2010, 320 p.

9,90 €.

Au fait, si vous tapez « Frédéric Pillot » sur un moteur de recherche, vous verrez apparaître l’adresse du blog de l’artiste. Avant de vous indigner parce que ce blog n’est pas cité dans le brillant article que vous venez de lire, ouvrez le blog. Vous comprendrez.

23
Oct
10

Les grabouilleurs favoris de Federico : Mayalen Goust

Cet été Federico vous avait promis une sélection de ses grabouilleurs favoris et avait commencé le bal avec Léo Timmers, ensuite… plus rien. Bon, on est plus en été, mais il n’y a pas de saison pour aimer les beaux dessins et mieux vaut tard que jamais. Par conséquent, c’est reparti pour de jolies images !

Neumbeur tou : Mayalen Goust

Federico ne pouvait pas ne pas vous parler de Mayalen Goust, tant ses dessins respirent la poésie et la douceur. Fabriquée en 1976 à La Rochelle, la grabouilleuse a illustré moult albums jeunesse. C’est avec plaisir qu’on la retrouve chez divers éditeur : Père Castor , Magnard, Lito, Chocolat ! ou encore Fleurus.

Selon toute vraisemblance ses illustrations féériques sont travaillées sur ordinateur (Federico n’a trouvé aucune information à ce sujet, avis au personnes informées…). Mais cela ne fait qu’apporter plus de magie à un style unique, loin d’être formaté par l’informatique. Quoi de mieux pour illustrer ces propos que la couverture du livre Histoires de fées, publié chez Lito, dont Mayalen est une des illustratrices.

Les traits sont tout en rondeur, c’est moelleux comme un beau rêve. Tout est fait de détails sans surcharge : une richesse et une légèreté propices à l’évasion qui colle parfaitement aux contes et histoires imaginaires que Mayalen illustre. Un autre blogueur admiratif a sélectionné quelques une des plus belles pages de l’artiste : régalez vos yeux ici.

Zoomons sur l’album qui a marqué la rencontre fortuite entre Federico et les dessins de Mayalen Goust, Célestin le ramasseur du petit matin, chez Père Castor (raconte nous une histoire encore !)

Cette histoire est l’une des plus belles que Federico ai lu. Sylvie Poilevé nous raconte le destin hors du commun de Célestin, humble ramasseur de chagrins qui voit tout ces malheurs s’accumuler chez lui et peser sur son moral comme une chape de plomb. Le récit est emprunt de beaucoup de poésie et de délicatesse, les illustrations amplifient ce phénomène au centuple. Mayalen Goust dessine la tristesse dans toutes ses nuances et la remplace doucement par une joie apaisée et légère. Un petit bijou qu’on relit et relit encore, qu’on dévore des yeux.

Célestin le ramasseur du petit matin, Sylvie Poillevée, ill. Mayalen Goust, Flammarion, 28 p. (Collection Père Castor)

10 €

Et pour clore cet article, voici un hommage aux lapins blancs par Mayalen Goust

01
Août
10

Les grabouilleurs favoris de Federico : Léo Timmers

Cet été Federico aimerait vous faire découvrir des gens qui grabouillent (équivalent du mot « illustrent » chez les lapins) ses histoires préférées. Comme il est en vacances, notre ami lapin n’a pas envie de vous expliquer ses choix, ses goûts, ses passions, sa vie… Au menu de cet article flemmard en plusieurs tomes : des biographies, des bibliographies, des liens et des livres qui ont fait faire des boums au cœur du rongeur.

Neumbeur oane : Léo Timmers

Grabouilleur et scribouilleur (ce veut dire qu’il écrit aussi les histoires) belge fabriqué en 1970 qui réjouit notre lapin avec des dessins haut en couleurs et en relief. Ses personnages ont une bouille qui ne laisse pas indifférent ! En France ce sont les éditions Milan et Magnard qui se partagent sa production, avec un net avantage à la première maison. Cliquez ici pour consulter sa bibliographie chez Milan. Ne cliquez nulle part pour accéder à celle de Magnard, rien à tirer du site de l’éditeur. Pff, il faut tout faire soi même. Donc, voici les trois ouvrages édités chez Magnard : Et si j’étais…, paru en 2000 ; Le pinceau d’or, écrit en 1999 par Daan Cupers et sur lequel il est difficile d’obtenir des informations ; le dernier, Dix petits cochons est paru la même année.

À présent, gros plan sur un l’album qui a marqué la tardive rencontre entre Léo Timmers et Federico : Je veux qu’on m’aime.

Voici l’irrésistible histoire d’un corbeau mal aimé qui tente de se faire accepter d’un groupe de colorés petits oiseaux en se peignant de toutes les couleurs. C’est l’échec. Quoique… Pas totalement.

Moralité, rien de mieux pour être aimé que de rester soi même. Plus facile à dire qu’à faire mais quand Federico lit cet album il y croit. Les oiseaux sont extrêmement expressifs : ils émeuvent, font rire. Comment ne pas craquer ? Federico veut élever ce court album au panthéon des historiettes les plus efficaces à apporter des couleurs dans l’esprit d’un lapin.

Je veux qu’on m’aime, Milan Jeunesse, septembre 2009, 24 p.

10,90 €

À suivre…


25
Jan
10

La colère de Banshee

Un album écrit par Jean-François Chabas et illustré par David Sala

Pour une raison judicieusement révélée à la fin de l’histoire, la petite Banshee est hors d’elle. Sa colère se lit dans ses yeux, dorés par la rage ; elle jaillit de ses pieds, dont les empreintes enflamment l’herbe sèche. Banshee se rend au bord de la mer, la seule qui puisse correspondre à la démesure de sa colère. C’est alors une tempête qui se déclenche, terrorisant les pêcheurs et les poissons à des kilomètres de là. Enfin, c’est le cri de Banshee qui retentit et s’élance contre le vent. La mère de Banshee arrive alors, et l’on découvre le terrible drame qui a provoqué l’ire de la petite fille.

Federico vous laisse la surprise de ce qui clôt cette très jolie histoire dans laquelle on reconnait nos colères démesurées de marmots. Banshee est une créature présente dans les mythologies celtiques dont le cri était redouté de tous car il annonçait la mort d’un proche à qui l’entendait. Mais dans ce livre, c’est une petite fille haute en couleurs qui transforme sa colère en œuvre d’art dans les flamboyantes illustrations de David Sala. La beauté de la nature est mise en valeur par les dorures de la robe de Banshee… à moins que ce ne soit l’inverse ! Mais admirez plutôt.

Et sinon, ça vous fera trois carottes, s’il vous plaît. Merci Madame.

Jean-François Chabas et David Sala, La colère de Banshee, Casterman, 32 pages.

14, 95 euros.




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