Archive pour octobre 2009

31
Oct
09

Pulp wave fiction, ou le cinéma 2.0

Federico aurait pu vous dire qu’il ne sait pas ce qu’est le digima ni à quoi peut bien servir Google Wave. Mais Federico est un lapin 2.0, il a donc, certes, le droit de surfer et de partager ses découvertes en jouant avec l’hypertexte, mais il a également le devoir d’éclairer son lecteur et de vulgariser ses trouvailles afin de légitimer, après tout, son titre, autoproclamé il l’accorde. En gros, faut quand même qu’il se creuse la cervelle, qu’il fasse des petites recherches express et qu’il vulgarise le tout dans la langue des léporidés, au lieu de vous balancer direct sa vidéo et puis basta !

Pour Google Wave, il semblerait que ce soit (encore une fois) un truc (pas un site web, ni un blog, ni un réseau, donc on va dire « truc ») collaboratif : « Communicate & Collaborate in real time » qu’ils disent. C’est une sorte de mélange entre un tchat et un wiki : on discute à plusieurs et on partage des documents, et ce à tout moment, que ce soit pour travailler ou pour s’amuser. C’est du Google, ça vient de sortir.

Digima, c’est la contraction de digital et de cinéma. C’est, paraît-il, à la mode : du cinéma fait avec le web. Si ça vous intéresse et que vous souhaiter en savoir plus que Federico, lisez donc le dossier de Fluctuat que Federico n’a pas lu.

Bon, et tout ça pour quoi ? Federico est un cyber-lapin, certes, mais également un lapin qui a le sens de l’humour et du divertissement. Il aime le cinéma (notamment celui de Tarantino), il aime le web, il aime les petites vidéos inattendues (et qui étaient la base de cet article, à la base).

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27
Oct
09

Fashion rabbit

Dans la catégorie « mode », Federico est comme Victoria Beckam dans une librairie, Frodon et Sam dans une discothèque, mamie sur Twitter ou encore Zac Effron dans le cuirassé Potemkine. Vous l’aurez compris, il n’y connait que dalle, ça ne lui va pas du tout (c’est incompatible avec ses poils), bref, c’est pas son monde.

N’empêche que… regarder comment les humains se fringuent, c’est divertissant. Non pas une allusion à une fâcheuse époque où la race humaine a perdu toute notion de distinction le temps d’une décennie , mais plutôt dans le sens où c’est marrant de voir des gens se balader habillés de façon fashion, bizarre et haute couture, mais que bon, ça leur va ! (mais Federico ne pourrait et n’oserait jamais)

Le concept ? C’est un  monsieur qui se promène avec un appareil photo. Quand il croise quelqu’un qui « looks great », le petit oiseau sort (avec leur accord, hein !) puis le résultat est sur ce blog.

Bon, c’est un petit voyage dans les rues de New-York, de Londres, de Paris et de Milan, le ciel est toujours bleu, le trottoir toujours propre, les gens sont contents (« ouuh je suis bien habillé, tout le monde me regarde ! ») et sont après tout, de vrais sexy people.

© The Sartorialist

23
Oct
09

Analysons les salutations

Une petite analyse d’un album jeunesse

Perrine Dorin, Salut !, Éditions du Rouergue, 2008, 14 p., 11 €

(Vous êtes curieux, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de l’auteur et celui de la maison d’édition)

Salut!

Synopsis

Sur un fil électrique, se posent, un par un, des moineaux. « Salut ! » se disent-ils chacun leur tour. La vie sur le fil est alors paisible et conviviale, mais le rituel de salutation des volatiles ne peut se poursuivre aussi innocemment. En effet, la clique des mâles est perturbée lorsqu’arrive le dernier moineau, qui n’est autre qu’une femelle.

L’audace des mâles, forts de leur assurance et convaincus de leur charme, sera mise à mal par la coquette (ci-après nommée « Moinette »).

Un boulier pour apprendre à compter jusqu’à dix, en passant par zéro !

Figure 2 - Deux moineaux se saluent

Figure 1 - Deux moineaux se saluent

Analyse des images

Les illustrations sont faites de collages et de crayon.

Il y a très peu de couleurs dans « Salut ! ». L’arrière-plan est bleu-ciel et représente donc le ciel. Au début, les moineaux sont tous violets. Lorsqu’un rose apparaît, le choix des couleurs révèle alors une connotation iconique inévitable qui nous permet de déduire les genres de chacun : les violets sont les mâles, le rose la femelle. Notons également les becs jaunes, les yeux blancs et les pupilles, les pattes et le fil noirs. Ces couleurs pastelles appellent l’ambiance calme d’une douce matinée de printemps sous un ciel sans nuage. Sur un plan éducatif, le choix de ces quelques teintes peut s’expliquer par la volonté de ne pas éparpiller l’enfant dans un surplus de couleurs criardes, car ce dernier doit se concentrer dans son apprentissage des chiffres de 1 à 10.

Les moineaux ont des formes d’œufs (allusion au stade précédent leur naissance) qui, selon le découpage du papier, donne à tel ou tel protagoniste une physionomie particulière. Par exemple, le troisième moineau est légèrement enveloppé alors que le quatrième aurait plutôt des allures de grand dadais. Les volatiles ont de grands yeux globuleux et un bec jaune. Ils ont également, dessinés au crayon de couleur, une crête, des ailes, une queue ainsi que de très petites pattes. La moinette est différente des moineaux : elle est rose et a sa crête coiffée d’un nœud rouge aux fleurs blanches. Ses yeux sont clos lors de sa première apparition, lorsque les mâles lui font la cour. Cette moinette a, ma foi, des allures de femme fatale : les yeux se détournent sur elle sur son passage, elle est belle, coquette, précieuse, intouchable, et, surtout, elle est la seule présence féminine dans tout le livre (et par extension dans tout le ciel environnant).

Figure 2 - Arrivée de la moinette

Figure 2 - Arrivée de la moinette

Analyse du texte

On remarque deux types de texte dans le livre. D’une part une écriture tapuscrite est utilisée pour retranscrire les chiffres : en toutes lettres sur la page de gauche et en chiffres arabes sur celle de droite. D’autre part une écriture manuscrite, ajoutée à des queues de bulle à la manière de la bande dessinée, a été choisie pour les paroles des moineaux.

L’histoire de « Salut ! » se déroule selon une narration assez prévisible, provoquée par le décompte du boulier et l’arrivée d’un nouveau moineau à chaque nouvelle page, jusqu’à ce qu’arrive l’élément perturbateur, incarné ici par l’arrivée de la moinette. C’est à ce moment que l’intrigue prend corps ; on peut d’ailleurs dire qu’elle se joue réellement dans les quatre dernières pages de l’album. Le changement de discours des moineaux rompe la monotonie du décompte : la stagnation au chiffre dix permet d’entrer pour de bon dans une intrigue. Le livre se termine par une chute, dans les deux sens du terme, qui conclut à la fois l’histoire mais également le décompte du boulier en le ramenant à zéro.

Ajouté au graphisme plaisant des piafs, les clichés des discours masculins de séduction (il s’agirait ici davantage de drague) et leur application à l’univers des oiseaux est assez comique. De plus, les caricatures de la belle jeune femme d’un côté et des gentlemen séducteurs et autre Casanova de l’autre, offrent une dimension humoristique qui s’adresse principalement à l’adulte plutôt qu’à l’enfant. En effet, ce dernier rit certainement davantage lorsque la moinette se débarrasse des importuns que du discours de ces derniers.

Le lien texte-image

La ligne à haute tension, placée environ aux deux cinquièmes de la page, fait office de fil rouge pendant la lecture du livre. Elle sépare la page en deux parties. La plus grande, située en haut, laisse de la place pour l’arrivée des oiseaux et contient leurs dialogues (image et texte manuscrit). La plus petite, en bas, comporte uniquement le boulier (texte tapuscrit).

Le lien entre le texte tapuscrit et l’image réside dans la concordance du nombre de moineaux dessinés et du nombre de « Salut ! » avec la progression du décompte du boulier. L’activité pédagogique et ludique avec l’enfant consisterait à compter les moineaux et/ou les « Salut ! », et vérifier si le nombre trouvé concorde avec celui qui est inscrit en bas de page.

Figure 3 - Six : six moineaux et six saluts

Figure 3 - Six : six moineaux et six saluts

Ce livre est donc un album éducatif, de par sa qualité de boulier, ainsi qu’un album pour le plaisir, de par l’historiette qui y est racontée et l’humour qu’elle contient. Cette dernière caractéristique implique que « Salut ! » ne se limite pas un public enfantin mais s’adresse également à un public plus âgé.

17
Oct
09

Votre kit « Net facile »

À l’heure où les carottes sont numérisées les unes après les autres et où celui qui connaît le mieux l’humain occidental est un concentré de pixels de 150Go de mémoire vive, bref, où la connaissance humaine et les relations sociales se virtualisent à tout va, quel place pour le pauvre lapin au museau poussiéreux ?

Non, Federico n’est pas un bouseux ! Les lapins ne sont pas en reste face aux avancées technologiques et maîtrisent la toile de l’araignée mieux que les mouches. Parce qu’Internet, c’est un potentiel informatif, culturel  et social (dur à dire) qui cache encore toutes ses possibilités. Plus vulgairement, Internet c’est trop de la balle, quand on en évite bien entendu les pièges et les raccourcis standards de la consommation de masse.

Au-delà des lolcats et des blogs BD (article à venir), Federico est capable de s’intéresser et de comprendre des discours scientifiques* (merci à celui qui l’y a sensibilisé), et donc d’utiliser avec intelligence et recul les outils du net.

*Federico ne se serait jamais cru capable un jour de comprendre un discours de l’université du SI (système d’information) et notamment d’un scientifique du MIT (Massachusetts Institute of Technology) sur les « Enjeux et défis de la civilisation du numérique pour demain ». 53 minutes de conférence d’un orateur et passionné comme on en voudrait comme prof (et qu’on en a eu, quand même).*

Tout ça pour dire : le fil d’Ariane, c’est le kif. On ne sait jamais sur quoi on va tomber, puis on lit, on indexe, on partage (ça s’appelle le web 2.0, vous savez tout ça).

Alors, quels outils pour « le net facile » ? Voici votre kit :

Mozilla Firefox : navigateur web recommandé, qui vous permettra d’y ajouter des modules complémentaires (rapides à installer), notamment…

– … Autopager : permet d’accéder aux autres pages sans avoir à cliquer sur les pages suivantes (1,2,3…) et donc de générer une nouvelle page. Par exemple, sur une recherche Google (ou tout autre moteur de recherche moins oligopolistique), sur Vie de merde, etc.

– … Read it later : permet de sauvegarder une adresse afin de consulter le site ou lire l’article plus tard. Au lieu de l’ajouter dans ses marque-pages où on peut l’oublier et où il prendra de la place (désolé, pas de verbe dans ma phrase). En effet, une fois consulté, soit on supprime le lien de la liste, soit on le marque-page.

Delicious ou Del. icio. us (compte à créer): permet d’avoir ses marque-pages (ou bookmarks) en ligne, donc on peut y accéder de n’importe quel ordinateur. Il est possible de rendre certains de nos bookmarks publics afin de les partager. Pour finir, on peut réaliser une recherche au sein de Del. icio. us, les résultats ont donc un fort potentiel de pertinence puisque se sont ceux qui ont été jugés intéressant par les internautes, puisqu’ils les ont mis dans leurs bookmarks.

Netvibes (compte à créer): est un portail web personnalisable (français !). Il permet de créer son propre portail avec les sites que l’on visite à chaque connections. Il est donc encore plus pratique en page d’accueil (thèmes, couleurs, construction, et même titre de notre page sont personnalisables). Il est possible de créer plusieurs onglets pour bien tout ranger parce que nous sommes des lapins ordonnés. Netvibes permet également (et c’est le plus intéressant) d’avoir une vue d’ensemble sur nos flux RSS (voir juste après).

Flux RSS : permettent de s’abonner à l’actualité d’un site ou d’un blog (petit carré orange avec des « flux » blancs). Avec Netvibes, une petite fenêtre pour chaque flux nous permet de voir en un seul coup d’œil si un nouveau post à été publié sans avoir à nous rendre systématiquement sur chaque site. Il est également possible de consulter ces billets sur place (attention, pas possible pour quelques sites, notamment Livres Hebdo qui fait planter Firefox, et ce qui le rend tout désolé… z’avez qu’à essayer)

Digsby (application à télécharger, puis à installer, existe également Meebo, mais Federico n’a pas essayé) : permet de savoir si l’on a des nouveaux messages sans avoir à visiter toutes nos boîtes mails les unes après les autres. Cela est également possible sur Netvibes. Attention, Voilà mail ne le permet pas car il n’est pas configuré pour… (et ça embête bien Federico)

Avec tout ça, Federico espère que vous surferez mieux sur le net et vous permettra de tisser une super toile !

Page d'accueil Netvibes

Page d'accueil Netvibes (cliquer pour agrandir)

Pour toutes questions et commentaires (pas vos angoisses ni vos cauchemars), si vous avez des difficultés à installer, comprendre, gérer tout ça, Federico est là pour vous ! Mais de toute façon, vous êtes déjà des geeks invétérés et savez vous débrouiller !

12
Oct
09

Planquez vos adolescentes, ils ressortent les canines…

Voilà, c’est fait, Federico a lâché dans le titre tous ses vilains préjugés sur la saga littéraire et cinématographique qui déchaine les hormones passions et accessoirement a sauvé le plus grand groupe éditorial français de la crise économique.

Vous avez deviné de quoi il a choisi de vous parler ?

Non ? Eh oh, faudrait voir à sortir de sa caverne de temps en temps.

Alors, si on vous dit : vampires… amour impossible… cris de fans hystériques enthousiastes ?

Bon, on ne va pas y passer le réveillon non plus : aujourd’hui, c’est de Twilight qu’il s’agit. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici quelques articles du site culturel Actualitté qui montre que la saga Twilight ce sont :
– des chiffres ahurissants, et une croissance économique assurée pour les éditeurs qui ont décroché la timbale ;
– des lectrices conquises
– … des auteurs pas conquis du tout
– … mais surtout des millions de fans de vampires ;
– des puritains qui partent en croisade contre les vampires qui vont dévorer l’âme innocente et chaste de leurs chers bambins.

Parce qu’un tel phénomène ne pouvait pas passer sous le museau de notre ami lapin sans qu’il ne désire en savoir plus, Federico a décidé… d’en savoir plus. Et puis, il ne faut pas se leurrer, notre rongeur préféré à beau être un brillant analyste, il ne peut pas s’empêcher de juger un peu vite et de sombrer dans la mare du vilain préjugé. Il était temps d’agir : bien déterminé à savoir d’où venait cet engouement et à tordre le coup aux idées reçues, il a lu le premier tome de la saga. Rendez-vous dans l’article consacré à la critique acerbe raisonnée de l’ouvrage en question.

Mais pour le moment, l’urgence n’est pas de savoir si le livre est bien ou pas. Non ce qui presse c’est la menace sortie prochaine du deuxième film. Voyez déjà les dégâts occasionnés réactions suscitées par le premier volet et plus particulièrement par l’interprète du fameux vampire végétarien. Un conseil, baissez le son.

Ça fait peur, hein? Au moment où Robeeeeeert se recoiffe, Federico a failli mourir de peur… ou de rire. Peu importe, cette vidéo a mis son petit cœur en péril. C’est cardiaque un lapin.

Voilà… C’est trop la honte.

Pour défendre notre ami Federico, nous dirons que les mégas préjugés qu’il avait (et a encore un peu) sur les ouvrages de Stephenie Meyer sont totalement et complètement causés par l’effet des films sur le public féminin. Et toc, nous avons sauvé l’honneur du rongeur.

12
Oct
09

Fascination

Un livre de Stephenie Meyer.

noté 1 sur 4

Federico a beau adorer critiquer les groupies qui se pâment quand Robeeeert déboutonne le haut de sa chemise et sort les canines, il n’est pas très fier de faire l’amalgame avec le livre et d’avoir classé trop rapidement ce dernier dans les romans pour midinettes décérébrées. Alors, histoire de savoir de quoi ça parle en vrai et de comprendre le pourquoi de ces dizaines de millions d’ouvrages vendus dans le monde, Federico a décidé de lire Fascination le premier chapitre de la saga Twilight.

(Avertissement : Federico s’étale sur tout le livre, vraiment tout le livre, alors si vous ne l’avez pas lu, déguerpissez, et plus vite que ça !)

Pour les ermites, résumons quand même l’histoire : Bella, une jeune fille du sud des États-Unis débarque dans une ville où il fait un temps à ne pas mettre un lapin dehors. Elle vient là pour vivre chez son père et s’ennuie ferme, jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance du mystérieux et beau (très beau) Edward Cullen. Lui et sa famille sont très étranges et beaux. Bella va bientôt découvrir qu’il y a anguille sous roche. Et là, c’est le drame. On vous a dit qu’Edward était beau ?

La première réflexion qui lui est venue lors de la lecture fut : » pourquoi j’ai pas lu ce livre avant qu’ils en fasse un film, nom d’une carotte » ? En effet, il est impossible d’échapper au foin généré par l’adaptation cinématographique des livres (à moins d’avoir creusé son terrier en Terre Adélie) et par conséquent, d’ignorer qu’Edward Cullen est un vampire (et qu’il est beau). Or si le suspense lié à cette révélation avait pu être maintenu, Federico aurait peut-être réussi à s’intéresser à la première partie du livre. Cela n’a pas été le cas et la lecture n’en a été que plus laborieuse. Certes, Bella est un personnage assez intéressant dans sa banalité mais son quotidien à Forks a plutôt barbé Federico : une vie ordinaire peut le captiver dans certains livres mais, en l’occurrence, la mayonnaise n’a pas pris.

L’activité cérébrale de notre ami rongeur a repris lorsque Bella et Edward commencent à se rapprocher: leurs échanges verbaux sont assez percutants, c’est qu’ils ont de la répartie ces deux-là ! Peu à peu on en apprend plus sur les vampires comme Edward – par exemple : ils sont beaux – et surtout, la passion entre nos deux amants maudits devient de plus en plus… envahissante. C’est peut-être là la clé du secret : cet amour à la vie à la mort qui fait tant rêver depuis que cro-magnon à inventé la sérénade. Dans le cas de Bella (qui est le narrateur) cet amour frise parfois la folie tant elle est prête à tous les sacrifices pour cet homme qui aura éternellement 17 ans. Et même pour un lapin aussi terrier à terrier que Federico, c’est quand même émouvant.

Quand les vilains vampires débarque, notre ami rongeur s’est dit : « enfin, un peu d’action, ça va me réveiller ! » Mais point de grosse baston entre les différents camps, et pour cause, c’est le moment que la narratrice choisi pour se sentir mal. Bon, tant pis… Quand arrive la fin, le grand amour est remis sur la table avec beaucoup de sentiments et de questions. Bah oui, un vampire, aussi beau soit-il, ça reste un mort qui suce du sang, et ça, dans la vie quotidienne du couple, ça ne doit pas être évident à gérer.

Finalement, Federico est bien content de se coucher moins bête et a en partie élucidé l’énigme de ce succès littéraire, même s’il a été lâché en route.  Il est peut-être passé à côté du truc qui fait tilt chez les autres, mais à ses yeux ce livre ne vaut pas plus qu’une carotte.

fascination

Stephenie Meyer, trad. Luc Rigoureau, Fascination, Hachette, novembre 2005, 512 p.

18 €

11
Oct
09

Le japon n’existe pas

Un livre de Alberto Torres-Blandina.

Cette semaine notre ami lapin avait envie de faire des découvertes, d’être surpris. Il a donc jeté son dévolu sur un livre jaune poussin où figurent un balais et un titre pour le moins intriguant. Le Japon n’existe pas, c’est la théorie de Salvator Fuensanta, vieux balayeur d’un aéroport anonyme quelque part en Espagne. Cette certitude que le Japon a été inventé dans l’unique but de faire vendre de la haute technologie, il en fait part aux voyageurs en partance, quand il ne leur explique pas le langage codé propre aux aéroports.

Le Japon n’existe pas, c’est le portrait d’un grand bavard qui narre à qui veut l’entendre – voyageurs et personnels de l’aéroport – des histoires plus farfelues et absurdes les une que les autres. Tellement que le lecteur devrait se dire : ventrebleu, c’est impossible, je ne peux y croire ! Mais ce vieux monsieur bientôt à la retraite nous raconte ça avec tant d’humanité et d’affection, ne pouvant s’empêcher de donner son avis avec humilité, que même notre ami lapin s’y est laissé prendre. Il a voyagé au fil des histoires de Pau, l’écrivain raté, Eduardo l’idéaliste jusqu’au-boutiste, Rosalia et Roberto ou l’histoire d’un amour impossible , etc.

Federico a dévoré ce livre écrit comme un monologue, ponctué des réponses de Salvator à ses interlocuteurs… qu’on n’entend jamais parler. Cette construction, pleine d’exquises digressions, fluidifie la lecture et c’est sans difficultés que notre ami rongeur est arrivé à la surprenante et délirante fin de l’ouvrage. Son livre refermé, c’est un sourire de jubilation qui barrait le museau de Federico. Un tel moment de bonheur vaut bien trois carottes.

le japon n'existe pas

Alberto Torres-Blandina, trad. François Gaudry, Le Japon n’existe pas, Métailié, 2009, 159 p.

17 €




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