19
Déc
09

La vie commence

Un roman de Stefan Casta

La papatte de Federico s’est posée sur La vie commence parce qu’il n’en croyait pas ses yeux, ou comment le facing peut être intelligent sans avoir à utiliser des bandeaux rouges tape-à-l’œil racontant tout et n’importe quoi pour vendre un livre.

Comme vous pouvez le voir, la couverture est bleu-verte, avec du rouge fuchsia, du jaune, du blanc, du vert… mais votre écran ne vous permet pas (pas encore) d’apprécier les nombreux reliefs ça et là de la couverture. Un beau travail de fabrication pour un livre-objet agréable à toucher, un roman grand format pour un prix abordable. Si les apparences sont trompeuses, il s’agit bien là d’un livre jeunesse que Federico avait hâte de lire !

L’histoire est celle de Victor, un jeune suédois qui vient d’avoir son bac et se demande quel tournant sa vie va prendre. Il vit avec ses parents adoptifs -une ex-cantatrice et un italien qui fait des soupes bizarres- dans une ferme perdue dans la froide campagne. Il prend des cours de philosophie par correspondance tout en s’occupant des champs, des poules et des moutons. Alors qu’il chassait tranquillement dans les bois, il manque de peu de tirer sur une jeune fille, Esméralda, Alice, Louise, Caroline (selon ses envies). Cette rencontre permettra à Victor de se bouger les fesses pour faire quelque chose de sa vie.

La narration interne à Victor (parfois la fille) se goupille intelligemment avec une belle écriture simple et naturelle, sans banalités ni fioritures. Avec un ton et une histoire modeste et sans prétentions, comme le héros, l’auteur nous immerge dans un pays chaleureux, bien qu’enneigé, où le temps se dilate pour un vrai retour à la nature. Mêlé d’onirisme et de tâches quotidiennes, l’histoire suscite certes un vif intérêt et une agréable lecture -un questionnement sur la vie, l’avenir et des personnages riches- mais elle bûche par un petit manque d’action, de surprises, de coup de théâtre quoi. La lecture coule régulièrement et tranquillement pour arriver toute fraîche dans la bassine, comme c’était prévu.

Ce petit défaut est toutefois rattrapé par la couverture du livre qui permet à La vie commence de récolter trois carottes !

Stefan Casta, La vie commence, Thierry Magnier, septembre 2009, 330 p.

17 €

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