Archive for the '1 carotte' Category

25
Août
14

Trente-six chandelles

Un roman de Marie-Sabine Roger

noté 1 sur 4

De Marie-Sabine Roger, Federico a aimé La théorie du Chien Perché, brillant recueil de deux nouvelles sur le handicap, touchant et drôle. Des précédents romans de Marie-Sabine Roger, Federico n’a entendu que du bien.

Du dernier roman de Marie-Sabine Roger, Federico va vous dire du mal.©Le Rouergue

Le pitch est pourtant sympa : le héros, Mortimer, est victime d’une malédiction familiale qui veut que tous les mâles meurent le jour de leur trente-sixième anniversaire. C’est comme ça chez les Décime depuis des générations et des générations. Prévoyant, Mortimer n’a rien laissé au hasard pour que sa mort se passe sans encombre : appartement rendu, démission donnée, il a même enfilé son costume. C’est bien simple : il est prêt à être enterré. Sauf qu’arrivé au soir de son trente-sixième anniversaire, il faut se rendre à l’évidence : il n’est pas mort. Oui, mais pourquoi ?

La quatrième de couverture (la fourbe !) nous indique que passé l’étonnement de sa non-mort, Mortimer se retrouve dans une situation unique pour lui : continuer à vivre sans savoir quand sera la fin. Sauf que dans le livre, Mortimer met un temps infini à continuer à vivre. Déjà il nous explique en long en large et en travers les tenants et les aboutissants de la malédiction familiale. C’est long. Et après il nous raconte sa vie d’avant ou plutôt comment il a choisi de ne pas vivre pour mieux accepter la mort. Et comment il a laissé partir l’amour de sa vie. C’est long aussi.

Dit Marie-Sabine, il commence quand ton livre ?

Eh ben, justement, il ne commence pas. On reste englué dans le pitch de départ pendant 90 % de la lecture. Alors au début c’est marrant, les personnages sont sympas et originaux, les bons mots fusent. Mais rapidement on tombe dans le cliché, les personnages ne s’épaississent pas, l’histoire tourne en rond, devient prévisible. Arrivé au 10 % de la fin, on passe en mode guimauve et morale à deux balles : « il faut vivre ses rêves, suivre l’amour jusqu’au bout du monde et courir dans des prairies » [insérer un poney arc-en-ciel ici]

Alors oui, Federico est dur, mais il ne fallait pas l’habituer à de la qualité, lui promettre du très bon et lui servir cette gentille histoire un peu creuse.

Marie-Sabine Roger, Trente-Six Chandelles, éditions du Rouergue, août 2014, 277 p.

06
Mar
14

La séance

Un roman de John Harwood, traduit par Danièle Mazingarbe

noté 1 sur 4

Quand Federico emprunte un livre et qu’il sent que la lecture ne va pas aboutir à grand chose, il l’interrompt rapidement. En revanche, quand notre ami lapin investit dans le papier, il se dit que quitte à avoir un livre dans sa bibliothèque, autant l’avoir lu jusqu’au bout. Avec l’indiscutable qualité de l’écriture, c’est la seule raison que Federico invoquera pour avoir lu cet étrange ouvrage en entier.

Encore une fois, on se demande ce qui a traversé l’esprit de la personne en charge du résumé de quatrième de couverture. Voyez plutôt :

©Pocket« Wraxford Hall, dans le Suffolk… Le vieux manoir anglais surplombe un pays noir et sinistre qu’aucun braconnier n’approche. Qui y croise le fantôme du moine, dit-on, ne vivra pas pour le raconter. Comme Cornélius, l’alchimiste, et son neveu Magnus, morts tous deux en d’étranges circonstances. Ou Eleanor Unwin et sa fille, qui ont mystérieusement disparu.
Janvier 1889. Constance Langton, jeune orpheline londonienne, est contactée par un avocat. Des parents éloignés lui ont laissé un héritage inattendu : Wraxford Hall. Charge à elle d’en dissiper les brumes et d’en lever les mystères… »

Bon, jusque là, tout va bien. En lisant cela, Federico s’attendait à suivre la jeune Constance dans cette mystérieuse demeure et découvrir avec elle ses affreux secrets. Et bien non, pas du tout. Si Cornélius Waxford disparaît dans la première partie de l’ouvrage, il faut attendre la page 250 pour que Eleanor, Magnus et la petite Clara se décident à faire de même. Quand à Constance, elle ne prend le chemin de Wraxford Hall que vers la page 320 de ce livre qui en compte… 416 ! Un grand merci au rédacteur de ce résumé qui nous permet de connaître les trois quart du livre avant d’en commencer la lecture. Super. Gé-nial !

Il faut néanmoins reconnaître que le résumé ne peut pas être le seul coupable dans cette entreprise littéraire ratée. Pourtant, Federico était plutôt bien parti, emballé qu’il était par la fluidité du style et par le récit de l’enfance de Constance. Délaissée par sa mère qui ressasse en permanence le décès de son autre fille, la jeune femme décide de la conduire à une séance de spiritisme afin de l’aider à faire son deuil. Malheureusement, le récit délaisse bien vite cette piste intéressante pour nous conduire sur les traces de Cornélius, Magnus et Eleanor et nous raconter leur vie par le menu jusqu’à leur mystérieuse disparition. En résultent des passages sans intérêt aucun, qui sèment des vraies fausses pistes et qui, au lieu de captiver notre ami lapin, l’ont plongé dans un état assez proche de l’ennui. La quatrième de couverture (encore elle), s’appuie sur les critiques d’éminent magazines pour nous assurer d’une lecture délicieuse, ensorcelante et pleine d’énigmes. Federico a surtout eu l’impression d’être totalement laissé pour compte dans cette affaire, comme si ce n’était pas à lui que l’histoire était racontée et qu’il n’en était qu’un lointain spectateur. À aucun moment il ne s’est senti concerné par le destin des personnages.

Federico a été au bout de ce livre car il espérait que les ressorts de l’intrigue, quand ils seraient révélés, apporteraient du sel à cette lecture sans saveur. Nenni. C’est un quidam sorti de nulle part qui révèle une bonne partie du pot aux roses lors d’une excursion fantaisiste et bâclée au manoir. Le reste, ce sont les certitudes hasardeuses de Constance qui en viennent à bout.

Quel était le but de tout cela ? Nous divertir ? Dans le cas de notre ami lapin, c’est raté.

John Harwood, La Séance, Pocket, octobre 2013, 416 pages

13
Jan
14

Bad Ass, tomes 1&2

Deux bandes dessinées de Herik Hanna, Bruno Bessadi et Gaétan Georges.

Tome 1 : Dead End

noté 3 sur 4

© Delcourt, 2013 Dans le tome 1, le héros s’appelle Dead End et c’est un super-vilain qui écume les rues de Roman City en laissant derrière lui quelques gouttes de sang et autres dents cassées. Justicier uniquement pour sa pomme, il extermine autant les mafieux locaux que les super-héros (ceux qui défendent la veuve et l’orphelin)… Alors que Dead End se déchaine dans un flot d’hémoglobine et de bons mots, on découvre en parallèle son passé, alors qu’il n’était que Jack Parks, adolescent pustuleux, maladroit et souffre-douleur de son lycée.

Bad Ass est un comics savoureux au rythme endiablé. C’est son humour particulièrement noir qui a séduit notre ami lapin ! Les actions s’enchaînent avec efficacité et nous tissent un portrait complet de cet adolescent assez peu moral qui, après avoir été dangereusement lynché par ses persécuteurs, s’est vu doté d’un pouvoir extraordinaire : troquer sa laideur et sa malchance pour un charisme et une assurance à toute épreuve. Quant à sa rancœur et sa méchanceté, il les a conservées…

Les codes du comics sont ici revisités à la française, d’un point de vue à la fois admirateur et narquois qui prend plaisir à s’approprier ce genre adulé aux États-Unis. Très divertissante, la lecture de Bad Ass fait immanquablement penser aux films de Quentin Tarantino par son impolitesse, ses exagérations, ses dialogues acérés, et avec le second degré nécessaire pour prendre du recul face à la violence mise en scène. Ce premier tome fut donc pour Federico une approche plaisante et, surtout, originale des histoires de super-héros.

… Jusqu’à ce qu’arrive le deuxième tome…

Tome 2 : The Voice

noté 1 sur 4

badass2Le deuxième tome a laissé notre ami lapin dubitatif quant à l’efficacité de l’histoire de Sophie, super-vilaine appelée The Voice.

Dans ce tome, on ne retrouve pas le suspens qui fonctionnait plutôt bien dans le premier : celui de découvrir au fur et à mesure le passé du héros, en quoi consiste son pouvoir et se qu’il cache derrière son masque. Pour The Voice, il est évident dès les premières cases que l’héroïne, Sophie, a la faculté de lire dans les pensées et de dicter sa volonté à n’importe qui, en plus d’être véritablement cinglée, perverse et insensible. Peu bavarde, Sophie ne nous régale pas des dialogues percutants qui avaient fait mouche dans Dead End, et il y a très peu d’évolution de son personnage qui nous est présenté uniquement comme une petite fille puis une jeune femme à la folie dangereuse et injustifiée. De plus, le scénario se ficelle beaucoup moins habilement, donnant l’impression de vouloir accumuler le maximum de scènes violentes et malsaines pour satisfaire un public en quête de gore et d’une héroïne sexy…

Moins réussi au niveau du scénario et de la construction des personnages, The Voice insiste trop sur la provocation et l’immoralité, deux éléments qui n’était pourtant pas les seuls atouts du premier tome de Bad Ass, dommage.

Bad Ass, tome 1 : Dead End & tome 2 : The Voice, Herik Hanna, Bruno Bessadi et Gaétan Georges, Delcourt, 2013

07
Jan
14

Hérétiques, tome 1 : Le mystère Isolde

Un roman ado de Philippa Gregory.

noté 1 sur 4

Que dire d’une intrigue policière lorsqu’on a trouvé la soluce à la moitié de l’enquête ? Et que dire d’un héros beau et intelligent (et aux origines mystérieuses), qui rencontre une princesse belle et intelligente (et déshéritée par son méchant frangin) ? Pour le récit original et la profondeur des personnages, on repassera…

© Gallimard jeunesse, 2013Déjà, les convocations mystérieuses dans les bas-fonds humides par des encapuchonnés moyenâgeux, ça sent le complot et la société secrète… pas la tasse de thé de notre ami lapin. Du tout. Mais passé cette mise en bouche qui ne donnait pas vraiment faim, l’intrigue se déroule principalement dans un couvent, en Italie, où Luca Vero (un moine novice de 17 ans) est envoyé pour enquêter sur la mystérieuse folie des religieuses. Tout semble mettre en cause Isolde, la nouvelle abbesse, jeune princesse à la magnifique chevelure blonde qui a fait le choix du couvent plutôt que d’épouser un prince lubrique.

Comme il vous l’a dit, Federico a trouvé le coupable très vite, ce qui rend assez agaçante la crédulité de Luca qui a beau être canon (parce qu’avoir les yeux bleus est un gage indéniable de beauté…), est également affublé de formidables œillères (sauf pour voir les jolies religieuses et culpabiliser un peu, rapport à ses vœux de chasteté). Luca est accompagné d’un serviteur, Freize, le rigolo de service, ainsi que d’un clerc, Pietro, qui lui sert de secrétaire et de comptable, c’est toujours utile quand on chasse les démons !

Alors que le premier chapitre parle de mathématiques et des infidèles qui menacent la chrétienté, toute la suite du roman ne revient que très peu là-dessus. Ce premier chapitre ne semble être là que pour justifier l’intrigue un peu louche : un modeste moinillon est mandaté par le Vatican pour enquêter sur des faits étranges. Difficile d’y croire… Dommage, car l’aperçu du Moyen Âge, sans être convaincant, n’est pas totalement irréel, en l’occurrence sur l’importance de la religion et la place des femmes (soit épouses, soit nonnes). Mais malgré tout, ces efforts sont torpillés par les personnages caricaturaux qui forment les couples attendus : le beau mec avec la jolie nana, le serviteur rigolo avec la servante maure (chacun reste à sa place et les clous sont bien gardés !).

Une fois qu’il a résolu le mystère du couvent, Luca se rend dans un village où il doit déterminer si le loup-garou capturé doit être abattu. Là encore, à peine « l’enquête » commencée, on comprend le nœud du problème. En fait, tous les faits et gestes relatés dans l’histoire sont des énormes indices ! Avec cette absence de suspense trépidant, le texte n’est pas non plus aidé par son découpage très inégal : trois ou quatre chapitres à rallonges. Malgré tout, le roman se lit assez vite, mais ne brille pas par une narration exemplaire : l’histoire est plutôt mal racontée, avec beaucoup de redites, les dialogues sont assez pauvres et irréalistes, le tout dans une mise en scène parfois ridicule et une approche historique un peu trop légère… Bref, beaucoup de pages pour pas grand chose.

Alors qu’il ne pensait pas avoir détesté le roman, notre ami lapin se rend compte maintenant que cette lecture fut assez insipide et agaçante quant au manque flagrant d’originalité dans l’intrigue et les personnages, assez pour ne certainement pas avoir envie de se jeter sur la suite lorsqu’elle sortira.

Hérétiques, tome 1 : Le mystère Isolde, Philippa Gregory, traduit de l’anglais par Alice Marchand, Gallimard Jeunesse, 2013, 320 pages.

09
Déc
13

Citrus County

Un roman de John Brandon, traduit par Denyse Beaulieu

noté 1 sur 4

La quatrième de couverture de ce livre promet une grosse claque littéraire. Federico n’a senti qu’un vague courant d’air.©LGF

Citrus County est un roman noir dont le titre évoque une région de la Floride sans palmiers mais avec des moustiques. Il n’y a rien, absolument rien à y faire et l’ennui le plus mortel s’insinue partout. Chez les héros du roman, cet ennui est devenu un poison qui assombrit leur esprit et leur donne des idées bien flippantes, de la délinquance à la planification d’un meurtre.

Il ne se passe pas grand chose dans ce roman, donc inutile d’aller plus loin dans le résumé. Shelby, Toby et M. Himba, respectivement nouvelle élève, petit délinquant et professeur d’histoire géo passent beaucoup de temps à réfléchir sur eux mêmes. Ils se demandent tous ce qu’ils font là, comment ils pourraient s’en sortir, veulent-ils s’en sortir, méritent-ils de s’en sortir. De ces questions nait une ambiance assez lourde qui a mis notre ami lapin un tantinet mal à l’aise. Force est de reconnaître que ces personnages sont très bien décrits, et apparaissent dans toute leur complexité : malgré leur côté tordu et assez antipathique, ils dégagent une étrange lumière. Une lumière sombre, grisâtre mais en même temps un peu aveuglante. C’est un peu tiré par le pompom, mais notre ami lapin ne la décrirait pas autrement.

Même s’il l’a lu plutôt vite, Federico n’a pas dévoré ce livre parce qu’il le passionnait mais plutôt parce qu’il était curieux de voir comment cela allait mal se terminer. Ses attentes ont été assez déçues, même si a la fin il n’en restait plus grand chose : son intérêt, assez prononcé au départ, s’est amenuisé de pages en pages. Ce livre est objectivement bien écrit, construit intelligemment, mais il a laissé Federico perdu en pleine Floride.

John Brandon, Citrus County, Le Livre de Poche, novembre 2013, 312 p.

20
Nov
13

Le cycle de Fondation (1/2)

Cinq romans d’Isaac Asimov.

Après s’être délecté de La Horde du contrevent, Federico s’est lancé dans la lecture du pilier de la littérature de science-fiction qu’est le cycle de la Fondation de l’incontournable Isaac Asimov.

Eh bien c’était cool, et en effet « incontournable » pour qui s’intéresse à la science-fiction. Mais notre ami lapin doit toutefois préciser que son intérêt pour ces livres a été progressif, vous pouvez en juger par la notation du Cac Carotte : seulement 1 carotte pour le premier tome, 2 carottes pour les deux suivants, et 3 carottes pour les deux derniers.

Fondation

noté 1 sur 4

© FolioFondation, le premier tome, a été une lecture un peu laborieuse pour Federico, et ce pour une seule raison : notre ami lapin venait de terminer La Horde du contrevent, une intense et magnifique épopée à l’écriture extrêmement travaillée. Il est passé d’une perfection littéraire (oui oui) à un recueil de nouvelles SF publiées en feuilleton dans des magazines des années 1950. Autant dire un grand écart.

Federico sait qu’il ne doit pas être trop dur (Asimov était à ses débuts un vulgarisateur scientifique, pas un écrivain, et on n’attend pas de la grande littérature dans la « pulp fiction ») mais voici ce qui est : le premier volume du cycle de Fondation est vraiment très mal écrit. Sujet-verbe-complément. Du coup, ce n’est pas très facile à lire (étrangement) pour peu qu’on soit un grand lecteur. Pour tout dire, notre ami lapin était sur le point d’abandonner, mais la personne incitatrice de cette lecture a planqué tous les autres livres alentours, donc Federico s’est accroché, et il en est content aujourd’hui.

Mais de quoi ça parle au fait ?

© Folio20 000 ans après notre ère, l’être humain a conquis la galaxie. Il existe des millions de mondes habités régis par l’Empire qui siège sur la ville-planète Trantor. Un érudit, Hari Seldon, crée la science de la « psychohistoire » qui consiste à prévoir l’avenir de la galaxie à travers l’étude des comportements humains à l’échelle de milliers d’individus. C’est ainsi que Hari Seldon prévoit la chute de l’Empire dans les siècles à venir, et une période sombre de conflits et de barbarismes pour les 10 000 ans qui suivront. Afin de réduire cette période à 1 000 ans seulement, il crée la Fondation, une congrégation de scientifiques envoyés sur Terminus, une planète isolée aux limites de la galaxie, afin qu’ils y rédigent l’Encyclopedia Galactica qui rassemblera toutes les connaissances humaines.

Ceci est le pitch de base, mais l’histoire évolue au fil des tomes, de mieux en mieux selon Federico. Mais on va dire que, pour les trois premiers tomes, c’est d’actualité. Au passage, il faut préciser que, dans tout le cycle, chaque histoire fait un bond dans le temps, parfois de 30 ans, parfois de plusieurs siècles.

Fondation et Empire & Seconde Fondation

noté 2 sur 4

Notre ami lapin a davantage apprécié ces tomes car : 1. ils sont mieux écrits, et 2. deux des héros sont des héroïnes.

© FolioEn effet, l’évolution de l’écriture est flagrante : les phrases sont plus longues et il y a davantage de descriptions des décors, des situations et des personnages. Ainsi, l’intrigue tient davantage en haleine, car on s’attache mieux aux personnages, mais aussi parce que l’univers des livres nous apparait alors plus dense et plus complexe, et tout simplement parce qu’il y a du suspens, c’est tout bête.

Il y est toujours question de la Fondation, mais aussi de la chute progressive de l’Empire, puis d’un individu perturbateur qui n’était pas prévu dans les prédictions de Hari Seldon (également appelées « plan Seldon ») : le Mulet, un être difforme doué de pouvoirs psychiques. Enfin, on en apprend peu à peu davantage sur la Seconde Fondation, un autre groupe créé par Hari Seldon qui semble œuvrer dans l’ombre. Parmi les personnages principaux, on trouve donc Bayta Darell, une jeune femme qui va sauver la galaxie, puis sa petite fille, Arcadia Darell, une adolescente de 14 ans à la langue bien pendue. Federico a trouvé que toutes-deux étaient comme un vent d’air frais dans le cycle.

Federico vous parle de la suite ici.

Fondation, (version originale parue 1951), Folio SF, 416 pages

Fondation et Empire, (version originale parue 1952), Folio SF, 432 pages

Seconde Fondation, (version originale parue 1953), Folio SF, 432 pages

27
Fév
13

Marathon critique, encore

Pas à la hauteur, pas passionnant, pas assez long, pas courageux… Voici les diverses raisons pour lesquelles Federico n’a pas écrit un vrai article pour les ouvrages suivants. Ce n’est pas grave, un petit marathon critique, c’est bien aussi !

Indigo, Catherine Cusset, Gallimard, janvier 2013, 320 p.

noté 2 sur 4

indigoAprès avoir entendu les meilleures choses sur cette auteure, Federico s’est avidement jeté sur son nouvel ouvrage. Le fait que l’action ait lieu en Inde, pays qui intéresse plutôt notre ami lapin, participait à son enthousiasme. Malheureusement, celui-ci s’est évanoui dès les premières pages. Non pas que le livre soit mal écrit, les personnages mal dépeints ou l’histoire pas intéressante. Au contraire, cette parenthèse indienne dans le quotidien de héros bien différents qui arrivent tous avec leurs failles et repartent changés à jamais est bien menée. Mais jamais Federico n’a réussi a aimer ce livre autant qu’il aurait voulu. Pire, la lecture fut longue et un peu forcée, en attendant une étincelle qui n’est jamais venue.

Un sentiment plus fort que la peur, Marc Levy, Robert Lafon, février 2013, 440 p.

noté 1 sur 4

Parce qu’il ne faut pas mourir idiot, Federico a lu son premier Marc Levy. De part sa réputation d’auteur utilisant les même ficelles depuis 14 livres, Marc Levy n’avait jamais fait les yeux doux à notre rongeur. Après une lecture outrageusement rapide, ce n’est toujours pas le cas. L’écriture est très fluide, c’est un bon point à noter : Marc Levy sait choisir les mots sur lesquels le cerveau ne butera pas. Alors oui, c’est super méga trop facile à lire, mais ce n’est pas ce que cherche Federico quand il attaque un bouquin. Que dire du contenu ? L’histoire, qui mêle espionnage et questions poltico-éologiques actuelles, tient la route mais tout sonne creux, aucune émotion n’a germé dans le petit corps de Federico aux moments cruciaux de l’intrigue… ni aux autres d’ailleurs.

La guerre des saints, Michela Murgia, Seuil, janvier 2013, 115 p. 

noté 3 sur 4

murgiaVoici un roman qui aurait mérité quelques pages de plus. L’auteur nous embarque en Sicile, à Crabas plus précisément, petit village qui va brusquement se retrouver secoué par une querelle de clochers. Au sens propre du terme puisque l’objet de la discorde est la création d’une nouvelle paroisse au sein de la commune. Au cœur de cette truculente histoire, c’est surtout l’amitié qui est célébrée à travers les liens de trois enfants. Ce roman plein de soleil et de gaieté est un peu comme les vacances : on est à peine dedans que c’est déjà fini !




pause carotte
Pause carotte