Archives de mai 2012

03
Mai
12

Billy Bat, tome 1

Un manga de Naoki Urasawa, co-scénariste Takashi Nagasaki.

C’est toujours un plaisir de retrouver le dessin et les histoires de Naoki Urasawa. On peut le dire, Federico est devenu un grand fan de cet auteur japonais qui l’a par deux fois déjà régalé de séries haletantes : après la série Monster (à lire absolument) et 20th Century Boy (à lire absolument), voici Billy Bat.

Billy Bat est l’histoire de Kévin Yamagata, auteur de la bande dessinée racontant les aventures de la chauve-souris détective nommée Billy Bat et qui remporte un grand succès en Amérique (et qui n’est pas sans rappeler à notre cher lapin un certain Blacksad). Mais il semblerait qu’un héros similaire ait déjà été publié au Japon… Pensant alors avoir inconsciemment  reproduit une œuvre aperçue lors de sa présence dans son pays d’origine pendant la Seconde Guerre mondiale, Kévin part à la recherche de l’auteur initial. Il va rencontrer des mystères bien sûr, mais aussi des gens dont on ne sait pas s’ils sont méchants, gentils ou les deux, une jolie jeune femme, des étranges dessins de chauve-souris, plein de militaires, etc.

On retrouve dans cette série les mêmes ingrédients qui ont fait le succès des précédentes, mais ce n’est pas un mal, loin de là. En effet, les caractéristiques essentielles étant le suspens et le page-turner, on ne va pas se plaindre lorsqu’il y en a. Avec Billy Bat, comptons également l’action décentralisée qui couvre de multiples personnages, l’époque japonaise de l’après-guerre retranscrite avec authenticité en arrière-plan, un héros emprunt de justice et exemplaire qui pourrait cacher une part d’ombre et, enfin, cette entité inconnue et mystérieuse qui semble régir les destinées de l’univers… est-elle bonne ou mauvaise ?

De manière moins théâtral que sa précédente phrase, sachez que Federico apprécie également les mangas d’Urasawa pour son trait réaliste qui donne à ses personnages une véritable personnalité, en parvenant à tous les distinguer. Il ne dessine pas les japonais avec de grands yeux étoilés, et il sait faire de gros nez à ceux qui le méritent (les européens et les américains, souvent).

Mais pourquoi trois carottes demanderez-vous ? C’est très simple, le talent d’Urasawa réside dans sa capacité à nous tenir en haleine à travers au moins une dizaine d’épisodes, mais ce n’est là que le premier ! Les trois carottes confirment donc son habilité à débuter une série, mais les trois carottes attendent avant de se prononcer trop vite… Les trois carottes veulent la suite, vite !

Billy Bat, tome 1, Naoki Urasawa, Pika éditions, 2012, 200 pages




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