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Brooklyn Folies

© LGF, 2008En comparaison avec les romans d’Auster lus jusqu’ici, Brooklyn Folies a paru plus léger à Federico : moins lugubre et plus optimiste, c’est une belle fable citadine et humaine que nous conte l’auteur.

Ici, même si le récit est centrée autour du narrateur Nathan Glass, jeune retraité divorcé, ce sont les histoires de toute une galerie de personnage qui nous sont racontées. Au détour d’un coin de rue, d’un rayon de librairie ou d’une route de campagne, Nathan tombe amoureux de la plus jolie maman du quartier, retrouve son neveu perdu de vue depuis des années, fricote avec un escroc minable, héberge sa petite-nièce qui a juré le silence, part à la recherche de sa nièce disparue, et trouve la plénitude à l’Hôtel Existence, idyllique endroit à l’écart de la folie de la ville.

Loosers, anti-héros, énergumènes en tout genre se croisent, soulevant des situations assez dures ou tristes, mais d’où se dégage une certaine chaleur humaine à l’aube des événements tragiques de septembre 2001…

Brooklyn Folies, Actes Sud, 2005, Le livre de poche, 384 pages

C’est maintenant la fin du feuilleton Auster… Mais votre lapin favori reviendra sûrement très bientôt pour vous raconter ses prochaines lectures de cet auteur qu’il affectionne beaucoup. En attendant, n’hésitez pas à vous plonger dans ces livres foisonnants !

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12
Avr
13

La Trilogie new-yorkaise

© Actes Sud, 2002Peut-être qu’il a trop bouffé d’Auster sur une période restreinte, mais la lecture de La Trilogie new-yorkaise a été un peu indigeste pour votre ami lapin… Ce sont toujours les mêmes thèmes développés par l’auteur et repris ici dans trois récits parus distinctement dans les années 1980 avant d’être réunis dans La Trilogie : Cité de verreRevenants et La Chambre dérobée.

C’est tout de même étonnant que les mêmes thèmes (errance, solitude, identité) et la même écriture ne déclenchent pas le même plaisir de lecture… Mais Federico doute que ce soit la redondance qui ait atténué son intérêt, il pense plutôt que ce serait l’étrangeté des scénarios et la folie latente des héros, réitérés par trois fois, qui l’aient détaché de sa lecture. En effet, par sa mégalomanie, La Trilogie new-yorkaise manque de la réalité intimiste et romancée présente dans les autres œuvres de Paul Auster. Ici, on ne s’attache pas aussi facilement aux personnages qui deviennent alors plutôt fades et antipathiques.

Bien qu’œuvre phare et emblématique de Paul Auster, La Trilogie new-yorkaise n’est résolument pas dans les favoris de Federico. Notre ami lapin ne lui jette pas la pierre, mais ne la chérie non plus…

La Trilogie new-yorkaise, Paul Auster, Actes Sud, 2002 (version originale parue en 1987), 456 pages

10
Avr
13

L’invention de la solitude

Un jour, Federico a lu un roman de Paul Auster. Ebahi et curieux, il en a lu un autre, puis un autre…

Parce qu’il est à votre service, votre lapin favori va se faire un devoir de vous faire part de ses impressions sur les livres de cet auteur à ne pas manquer, écrivain majeur de l’Amérique contemporaine. Et c’est avec ce très beau titre que Federico débute pour vous le feuilleton Auster.

noté 2 sur 4

© LGFCe roman largement autobiographique est divisé en deux. La première partie a paru un peu longue à notre ami lapin. Elle est consacrée au père de l’auteur, un homme distant qui s’est protégé des émotions toute sa vie. À sa mort, l’auteur sent venir la nécessité de parler de ce quasi inconnu. Le livre a vraiment intéressé Federico à partir de la deuxième partie : « le livre de la mémoire ». Sans savoir où il nous emmène, on suit la pensée de l’auteur autour des thèmes de la solitude, de la mémoire et de l’enfance.

Au gré de cette réflexion lumineuse (dans le sens où elle est intellectuellement très éclairante) et instructive malgré son pessimisme latent, Auster dissémine les références littéraires qui ont fondé sa pensée et illustrent ses propos. Au final, ce livre constitue une sorte de vrac des pensées dont la formulation éclaire le lecteur sur sa propre vision du monde.

L’invention de la solitude, Actes Sud, 1988 (version originale parue en 1982), Le livre de poche, 215 pages




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