Archive pour avril 2011

26
Avr
11

Federico-sur-Loire

Federico a beau être un lapin et habiter dans un terrier, il ne reste pas de marbre devant les constructions humaines. Pour ses vacances, notre ami rongeur a choisi d’aller visiter quelques châteaux de la Loire. Au menu, quelques uns des plus mythiques monuments de la Renaissance : Chambord, Amboise, Chaumont et Blois.

Pour vous faire partager ce moment historique, Federico vous propose d’aller voir son album photo, ici.

19
Avr
11

Aujourd’hui, ambiance gospelo-pop

… avec Diane Birsh.

Avec un seul album à son actif, Bible Belt (sorti en 2009, 2010 en France), Diane Birsh a conquis notre ami à moustache avec ses douces mélodies en « ooooh » et « ohoh ».

Federico aime ses rythmes à tendance pop et jazz, accompagnés de piano et de cuivres. Un petit swing, un peu de soul, des influences gospel, ça balance, oh yeah.

Bonne écoute !

12
Avr
11

Hush, hush

Federico pourrait se contenter de vous mettre un lien , pour que vous puissiez vous reporter à une critique analogue. Mais notre lapin est consciencieux, donc il va vous faire une bonne petite critique en bonne et due forme.

Vous aimez les personnes mystérieuses, les événements étranges, le brouillard sur les routes désertes ? Vous allez adorer Hush, hush !

L’histoire est celle-ci : Nora est une adolescente banale, intelligente et réservée, dont le père est mort quelques mois auparavant, assassiné (c’est bizarre dit comme ça, mais en fait c’est une énigme en berne réservée pour le deuxième tome). Elle vit donc seule avec sa mère et ne quitte pas sa meilleure amie, Vee, la bonne copine grande gueule et rigolote.

Un jour en cours de biologie (dont le programme est la reproduction…), le prof décide soudainement de les faire changer de place. Nora se retrouve donc à côté de Patch, un grand garçon ténébreux et silencieux qui vient d’arriver dans sa classe. Ils doivent faire un exercice consistant à questionner l’autre sur sa vie privée (?). Lui, il sait déjà plein de choses sur elle (comment ce fait-ce ?), mais de son côté, elle n’arrive pas à soutirer un seul renseignement, à part que Patch est mystérieux, ténébreux, charmeur et mystérieux. Il finit par lui filer son 06 (écrit sur le poignet de Nora, c’est plus pratique) et elle ne résistera pas à l’envie de l’appeler malgré le danger qu’il lui inspire. Oui, parce que Patch est parfumé au danger aussi !

Bon, après, il se passe pas grand chose. Ils se voient, ont des discussions mystérieuses avec des sourires énigmatiques, ils se revoient, ont des discussions étranges avec des regards de braises, et il se passe des événements bizarres aussi ! Quelqu’un de mystérieux attaque Nora la nuit dans le brouillard sur les routes désertes sur la falaise, puis sous la pluie dans les rues désertes près du cimetière aussi.

Et donc, on est aux trois quarts du livre, il y a plein de mystère et de danger, ça fout les jetons ! Nan, c’est pas vrai, on se demande juste quand il va être question de fantastique et d’anges déchus, parce que excusez-moi mais c’est dessiné sur la couverture et écrit en quatrième !

Ah, j’oubliais, un petit mot sur les autres personnages : la peste pom-pom girl tartinée de maquillage, le second prétendant gentil et prévenant (par rapport à l’autre qui est, je vous le répète, dangereux !), l’ex-petite amie jalouse qui habite au paradis, etc. Ah oui, le méchant c’est genre un ange déchu bâtard (tout pour réussir dans la vie).

Bon, n’allons pas plus loin : dans ce livre on est censé trouver du danger et du mystère, mais il s’agit juste des  deux principaux registres lexicaux. L’intrigue pleine de clichés à la Twilight est prévisible comme c’est pas permis, on a vraiment l’impression d’avoir déjà lu ça quelque part. Les situations saugrenues des personnages et le vide de l’action enfonce encore plus la crédibilité de l’histoire qui semble être, en fin de compte, une sorte de fantasme, comme si l’auteur se faisait un film au lieu d’écrire un livre.

Federico a poursuivi sa lecture pour voir si ça allait être aussi similaire que le Fascination de Meyer : réponse, oui. À la fin (dans les cinquante dernières pages) : un peu de bagarre, une course poursuite dans le lycée désert et donc flippant,  une cuillerée à café de sang, un sacrifice et une résurrection, ça-sera-tout-merci-madame !

Non, Federico n’a aucun remord à vous dévoiler la fin, parce que franchement vous vous attendiez à quoi ?

Sinon, la couverture est quand même chouette, le titre est sympa (hush hush signifie secret, c’est moins sexy et mystérieux dit comme ça) et le macaron « best-seller » de la nouvelle collection poche de Pocket Jeunesse est joli. Tout ça vaudrait une demi-carotte, mais les lapins ne se contentent pas de demi-carotte, c’est tout ou rien ! Alors rien !

Becca Fitzpatrick, Hush, hush, 2011, Pocket Jeunesse, 378 pages, 7,30 €

PS : Il faut que vous sachiez que Federico a beaucoup ri dans ses moustaches en écrivant tout ça, il s’est en effet rendu compte de la folle drolitude de l’intrigue, parce qu’avant il était davantage entre la consternation et l’indifférence. Rien qu’en écrivant le nom de Patch… non mais franchement : Patch !

03
Avr
11

Les hasards sont assassins

Un roman ado de Hubert Ben Kemoun.

L’histoire est d’abord celle de Stanislas de Saint-Avril. Refusé à l’école de police alors qu’il se destinait à devenir prétentieusement un grand commissaire, le jeune homme développe une rancœur sans limite envers ses détraqueurs, puis quiconque aura encore l’affront de se trouver sur son chemin.

En parallèle, c’est aussi l’histoire de Fabrice Concellis, jeune adolescent gâté qui voit son univers s’effondrer lorsqu’il apprend ne pas pouvoir se rendre à la fête organisée par ses amis et où se rendra également la jolie Garance.

Le titre le dit, les hasards sont assassins, leur route vont forcément se croiser, le pire va arriver, mais comment ?! Les héros se refusent tous deux à accepter l’échec, mais le ressentiment peut parfois conduire à l’irréparable…

Federico tremble en tournant les pages de ce thriller haletant,  habilement mis en scène et délicieusement stressant. Ce roman (conseillé à partir de 13 ans) est à la fois violent et sensible, une justesse de ton et d’écriture qui bouleverse d’autant plus la lecture.

Hubert Ben Kemoun, Les Hasards sont assassins, Pocket Jeunesse, 2004, 172 pages, 5,6 €




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