Archive pour février 2011

28
Fév
11

Boneshaker

Un roman de Cherie Priest.

Il est impossible pour notre ami Federico de donner une note à ce livre : sa lecture a été sauvagement interrompue par une horde de morts vivants affamés. Or Federico n’aime pas les morts vivants. Les gens bizarres qui mangent les autres, cela ne lui semble pas très correct pour sa tranquillité d’esprit. Ainsi, afin de s’éviter une nuit blanche, notre rongeur a du mettre un terme à une lecture pourtant prometteuse.

Tout commence par une plongée dans un genre inconnu pour Federico : le steampunk. Si vous avez la flemme de lire l’article de Wikipédia, voici un résumé très résumé. Le steampunk est un genre littéraire qui place l’action de ses romans dans un XIXe siècle et imagine un développement fulgurant des machines à vapeur et autres technologies. Pour finir, signalons qu’un des précurseur de ce genre n’est autre que notre Jules Verne national.

Bonshaker, premier tome de la série Le siècle mécanique, nous plonge donc dans un Seattle sombre dont le centre historique est rendu inaccessible par un gaz mortel. Ce gaz a été libéré par le Boneshaker, sorte de super foreuse ayant échappé à son concepteur. Sous ce ciel on ne peut moins clément, parcouru par des dirigeables, vivent Briar Blue et son fils Zeke. Ils ne sont autre que la femme et le fils du défunt créateur du Boneshaker. Le jeune Zeke décide de rejoindre le centre de la ville afin de rassembler les éléments qui prouveront que son père n’est pas coupable du cataclysme qui a ravagé la ville. Mauvaise idée vous dira Federico : le centre de la ville est bondé de malfrats qui profitent de l’air vicié pour se planquer et de personnes que le gaz létal a plus ou moins tué. Consciente de ce terrible danger, Briar part à sa poursuite. Deuxième mauvaise idée. Sa rencontre avec les pas encore morts affamés de chair humaine marque la fin de la lecture de Federico.

C’est dommage, vraiment dommage. En effet, l’univers créé par Cherie Priest est très crédible et les mots qu’elle utilise sont d’une telle efficacité que le lecteur partage la sensation d’étouffement que ressentent les personnages. La relation entre la mère et son fils est très bien construite. La tension entre les deux personnages est palpable et quand Zeke prend la tangente, il réveille chez sa mère une femme prête à tout, qui laisse tomber ses habits d’ouvrière lasse pour revêtir ceux d’une aventurière courageuse.

Federico recommande cette lecture à tous les amateurs d’atmosphères sombres et mystérieuses, qui n’ont pas peur de la trouille.

Boneshaker, Cherie Priest, Eclipse, 10/2010, 460 p., 18 €.

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27
Fév
11

Le creux de ma main

Album jeunesse écrit par Laëtitia Bourget et illustré par Alice Gravier

En quelques pages et quelques phrases, cet album rend un hommage magnifique à l’imagination et aux enfants, qui sont vraiment des champions en la matière. Les auteurs n’avaient peut-être pas pensé leur livre dans cette optique mais c’est ce que Federico a ressenti en le lisant.

On y rencontre une petite fille qui, d’un petit rien, crée un univers, son univers. Et s’il est si beau et poétique cet univers c’est qu’elle pose un regard tendre sur chaque chose qui l’entoure, la recueille dans le creux de sa main et la fait vivre à sa manière. C’est pour cela que Federico a vu dans ce livre une déclaration d’amour à la beauté du quotidien, magnifiée par l’imagination.

Construit autour de la ritournelle « dans le creux de ma main j’ai recueilli… » cet album nous conduit jusqu’à une belle rencontre entre la petite fille et un nouvel arrivant dans son monde. Les illustrations ont fait frémir les moustaches de notre ami lapin : appétissantes, rafraîchissantes, émouvantes, euphorisantes… Quel coup de crayon que celui d’Alice Gravier. D’une petite chose recueillie en page gauche, elle fait jaillir un feu d’artifice de couleurs et de détails sur la page droite. Pour notre plus grand plaisir.

Dans le creux de ma main, Laëtitia Bourget et Alice Gravier, Sarbacane, 2010, 14 € 90.

20
Fév
11

Bludzee

Peut-être vous a-t-il déjà fait de l’œil chez votre libraire, Federico vous présente Bludzee, un chat noir avec de grands yeux bleus seul dans un appartement rempli de plantes vertes (vertes et d’autres couleurs aussi).

S’il est abandonné par son maître, Bludzee n’en a que faire et continue sa vie pépère, mais bientôt les croquettes viendront à manquer. Par contre, ce qui ne manquera pas, ce sont les ennuis et autres éléments perturbateurs : un chien impoli, un voisin trop gourmand, un géant méchant poisson vert, pleins de tueurs à gages et des policiers aussi. Bludzee aura l’occasion de surfer sur le net, il découvrira une machine à améliorer mais qui rend bête, et se fera des amis, mégalomanes et meurtriers certes, mais des amis quand même.

Cette petite-grosse bande dessinée est jubilatoire et drôle, très drôle. Les aventures trépidantes et saugrenues du chaton tiennent un rythme effréné sans cesse renouvelé par l’imagination que l’on connait de la part de Lewis Trondheim.

Lewis Trondheim, Bludzee, Delcourt, 2010, 25 €





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