Archive pour mars 2013

25
Mar
13

Ma vie chez les milliardaires russes

Un document de Marie Freyssac

noté 2 sur 4

Marie Freyssac a un jour été embauchée pour rejoindre l’armada de préceptrices au service d’une richissime famille russe. Au gré d’anecdotes plutôt bien choisies, elle nous entraîne dans l’univers hallucinant des oligarques russes, ces hommes qui obtiennent tout, absolument tout ce qu’ils veulent en agitant les grosses coupures.©Stock

L’auteur porte un regard plein d’ironie sur la famille qui l’emploie et sur un système auquel elle a fini par appartenir avant de rendre son tablier. Comme on peut s’y attendre, les enfants sont archi gâtés, les femmes botoxées, les hommes boivent beaucoup et les yachts sont graaaaand. Marie Freyssac ne se contente pas de dresser un catalogue de clichés sur cette sympathique famille et va au delà des apparences. À travers l’étonnante fonction qu’elle a occupée (potiche à 5000 € par mois), elle embrasse toute la Russie actuelle. Elle n’entre pas dans le détail, mais pour un ignare comme Federico, ses anecdotes associés à de pertinentes données sociologiques, ce livre est un bon aperçu de ce pays souvent incompris et méprisé dans les terriers français.

Un livre très facile d’accès, sans prétentions qui mérite d’être découvert même s’il n’est pas inoubliable.

Et puis, juste pour la couverture, ça vaut le coup de s’y arrêter.

Marie Freyssac, Ma vie chez les milliardaires russes, Stock, février 2013, 192 p.

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23
Mar
13

L’année du volcan

Un roman de Jean-François Parot

noté 3 sur 4

Nicolas Le Floch est classe : il est dans les petits papiers de Marie-Antoinette, Louis XVI lui fait confiance et en plus il résout des affaires super compliquées tout en mangeant des plats trèèès mauvais pour ses petites artères. Federico s’est décidé à faire sa connaissance lors de la sortie du dernier opus de ses enquêtes. Ce n’était pas l’idée du siècle car, si les enquêtes sont indépendantes d’un livre à l’autre, l’auteur aime bien faire des privates jokes que seuls les lecteurs fidèles depuis le début peuvent comprendre. Par conséquent, notre ami lapin s’est parfois trouvé bien perdu parmi tous les personnages de cette saga.©JC Lattès

Le deuxième point qui a freiné la lecture de Federico est la langue employée par Jean-François Parot. En effet, en plus des innombrables détails qui nous immergent dans cette fin de XVIIIe siècle, l’auteur se plaît à utiliser des mots et des tournures de phrases très usitées à l’époque et totalement désuètes aujourd’hui. Il aura donc fallu quelques dizaines de pages à notre chroniqueur pour surmonter ses petits problèmes linguistiques et se retrouver embarquer dans une passionnante enquête.

Nicolas Le Floch est informé par la reine elle-même (qu’il rencontre à Trianon, ô délice suprême) qu’un courtisan, le vicomte de Trabard, a été retrouvé mort, atrocement piétiné par un de ses chevaux. La souveraine lui demande de mener l’enquête. Le commissaire comprend bien vite que l’affaire ne se résume pas à une fâcherie entre le vicomte et son cheval, mais qu’elle est au cœur d’une sombre histoire qui concerne les plus hautes sphères du pouvoir.

Sans avoir suivi l’évolution de Nicolas Le Floch depuis les débuts de la série, Federico a apprécié de suivre ses réflexions de plus en plus désillusionnées sur les temps troublés dans lesquels l’enquête se déroule. En effet, nous sommes en 1783, les nobles font n’importe quoi, le clergé fait n’importe quoi et les pauvres font les pauvres. Bref, ça commence sérieusement à sentir la guillotine et Le Floch (ainsi que ceux qui l’entourent) perçoivent une sourde colère monter dans le peuple. Sans avoir idée de la révolution qui approche, ils ont conscience que la révolte pourrait bien éclater si les dirigeants du pays continuent à se comporter de façon inconséquente et irrespectueuse.

Incapable de juger de la qualité de cet opus par rapport aux autres, Federico se contentera de dire que c’est un très bon roman policier parfois un peu trop complexe pour notre ami lapin, mais les arcanes du pouvoir sont de bien sombres dédales. Sans être un spécialiste de l’histoire, Federico n’a pas eu l’impression qu’on se moquait de lui. Une fois entré dans l’intrigue, il s’y est trouvé plutôt bien et c’est le principal.

Jean-François Parot, L’année du volcan, JC Lattès, février 2013, 470 p.

17
Mar
13

Une place à prendre

Un roman de J. K. Rowling.

noté 2 sur 4

Par dévouement, mais aussi par curiosité, Federico a lu le pavé de J. K. Rowling… Et oui, quid du dernier né de la maman de Barry Crotter ?

On le sait, les médias l’ont rabâché tout au long de la rentrée de septembre : Une place à prendre est un livre pour adulte. Soit. En passant, Federico remarque que préciser à tout bout de champ « livre pour adulte » sous-entend, et surtout souligne, que la saga du sorcier binoclard était avant tout un « livre pour enfant », et donc qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes nom d’une pipe en terre. Cela agace un peu notre ami lapin, car le plus important n’est pas de déterminer si c’est un livre pour les enfants, les adultes ou les poissons-chats, mais si ce bouquin vaut le coup qu’on y mette le museau. Au vu des 2 carottes, difficile de trancher… Ben oui, c’est pas mauvais, ni génialissime, c’est juste pas mal.

© Grasset, 2012Il faut quand même le dire, J. K. Rowling est une bonne conteuse. Alliant suspens, action et émotions, elle alterne différentes voix qui portent avec aisance l’intrigue du roman. Au fait, de quoi ça cause ?

Voici l’histoire :

Suite au décès soudain de Barry Fairbrother, un siège est vacant au conseil paroissial de la petite ville de Pagford. Les notables de la bourgade anglaise se préparent aux élections à venir et se déchirent alors sur la grande question qui anime la commune depuis des décennies : la cité des Champs doit-elle rester sous l’administration de Pagford ou bien rejoindre la tutelle de Yarvil, la ville « rivale » voisine ? Amis et opposants du défunt se croisent et se confrontent, et les secrets bien cachés entre les murs des grandes maisons cossues finissent par éclater au grand jour sur le site internet du conseil paroissial sous l’anonymat du « Fantôme de Barry Fairbrother »…

Secrets, drames familiaux, embrouilles, jalousie, sexe… « mais c’est Desperates housewives » direz-vous ! « Et oui ! », répond Federico.

Malgré les clichés éparpillés ça et là, certains personnages prennent de l’épaisseur au fil de l’histoire et on découvre des rapports entre parents et adolescents particulièrement conflictuels. On fait donc connaissance avec Andrew, ado introverti et boutonneux, son meilleur ami à l’humour cinglant Stuart, Sukhvinder, une jeune indienne mal dans sa peau et brimée en classe, et surtout Kristal, une fille de la cité qui lutte au quotidien contre l’emprise de la drogue sur sa mère et tentant de veiller au mieux sur son petit frère. Côté adulte, on rencontre le patriarche qui veut tout commander, la « première dame » du patelin qui participent à des œuvres caritatives, la fille qui débarque de Londres, la famille d’origine indienne, la cougar, le crapuleux, le looser, etc.

En vrai melting-pot social, plein de thématiques pas gaies y sont traitées : des scènes de violence, sexe, drogue, viol, enfants et épouse battus, scarifications, mais aussi du racisme, de l’adultère, Federico en passe des vertes et des pas mûres… Le tout avec en arrière-plan l’attachement de l’auteur à dépeindre les retors de la politique locale…

Cela doit donc être cette intrigue trop politique et sociale, mais aussi cette narration trop lisse (et peut-être trop facile) qui empêche Une place à prendre de captiver et bouleverser son lecteur jusqu’à la moelle, et donc de rester dans les annales conejienne.

Une place à prendre, J. K. Rowling, Grasset, 2012, 682 pages

12
Mar
13

Federicus Populusque Romanus

Du 3 au 7 mars, Federico est allé promener son pompon dans les rues colorées de Rome. Pour vous faire partager ses souvenirs de la ville éternelle, notre ami lapin vous ouvre les portes de son album photo et vous invite à le suivre dans ses pérégrinations. En route !

Vole, Federico, Vole !

La liaison inter-terriers pour rejoindre Rome étant un peu compliquée, Federico a choisi de prendre l’avion. Pour marquer le coup, il pose fièrement près de son billet d’embarquement :

©FedericoSabeLeer

Ne t’excite pas Federico, l’avion n’a pas encore décollé !

©FedericoSabeLeer

Premier jour : la grande promenade

Quand on feuillette un guide de Rome, un constat s’impose : il y a une fouletitude de choses à voir. Bien décidé à en découvrir le plus possible mais pas trop fixé sur la direction à prendre, Federico a donc commencé son voyage par une longue promenade au gré des monuments et au hasard des rues.

Pour les photos, c’est par ici.

Deuxième jour : retour dans l’Antiquité du futur

Bien claqué après sa longue promenade de la veille, Federico a choisi de passer sa journée dans quelques uns des lieux les plus mythique de Rome : le Colisée et ses voisins le Palatin et le Forum Romain. Une machine à remonter le temps à ciel ouvert qui sollicite beaucoup l’imagination. La plupart des monuments sont en effet en ruine. Mais des pierres qui restent se dégage le souffle de la grandeur de la cité, du temps où elle dominait l’Europe. Quelques clichés par là.

Troisième jour : en somnambule

Le mercredi, les forces de Federico l’abandonne. Il décide quand même d’aller admirer la Piazza di Spagna avant d’aller s’abriter aux musées du Capitole. La journée pluvieuse se cache ici.

Quatrième jour : les barbares débarquent au Vatican

Et voilà, on est à peine arrivé qu’il faut déjà repartir. Il reste quelques heures à Federico pour profiter de la ville. Comment ne pas les passer au Vatican ? Les photos de cette journées sont .

Au moment de repartir, notre ami lapin avait dans sa valise des tonnes de souvenirs et de sensations. Dans les photos que vous venez de voir on retrouve les monuments qui font la renommée de la ville mais ces images ne peuvent pas tout dire. Il règne à Rome une légère folie à l’image du baroque des monuments de la Renaissance. Les 2000 ans d’histoire cohabitent à merveille. Federico est absolument ravi de son voyage et compte retourner bien vite en Italie.




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