Archive pour octobre 2009



05
Oct
09

Réunion des musées nationaux

Une bonne partie du patrimoine artistique contenu dans les musées français est désormais consultable et disponible ici. Une banque d’image inépuisable pour les amateurs d’art. Une mention spéciale pour les photographies. Courrez-y et plus vite que ça.

Julia Jackson par Julia Margaret Cameron

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03
Oct
09

Chloé Delaume, personnage de fiction

Quand Federico est allé à l’école on lui a parlé de littérature, de genres littéraires, et un jour une de ses profs s’est mise à délirer sur un genre totalement inexplicable : l’auto fiction. Pour illustrer son propos, la dite professeur a cité – entre autres – Proust, Annie Ernaux, Jean Rouaud, Michon, Saint-Augustin, Giscard (naan, c’est une blague !), etc. Mais elle a oublié un auteur qui est la personnification de l’auto fiction : Chloé Delaume. Federico a lu d’elle Le cri du sablier et J’habite dans la télévision. Il a pu la rencontrer à La Très Petite Librairie (qui ne devrait pas tarder à vous être présentée) lors d’une lecture de Eden matin midi et soir.

Parce que cet oubli pédagogique est une injustice, Federico a décidé de vous la présenter. Mais parce que ce serait un crime de parler de ce personnage si complexe et passionnant avec nos mots si simples, il a choisi de sombrer honteusement dans la facilité et de vous orienter vers son site.

Un petit avant goût de l’ambiance ci-dessous :

chloé delaume

03
Oct
09

Les mains rouges

Un livre de Jens Christian Grondahl (Danemark)

noté 3 sur 4

les mains rouges

Dans un premier temps, regardons la couverture : c’est elle qui a attiré le regard de Federico et l’a incité à lire cet ouvrage.

Pour ce qui est du récit, inutile de s’attarder : la quasi totalité de la trame est résumée en quatrième de couverture. Si vous voulez savoir de quoi ça parle, allez chez votre libraire ! Lire le livre en sachant presque tout ce qui va survenir ne change pas le plaisir provoqué. En effet, la grande et la petite histoire s’entrechoquent et ce sont finalement les étincelles que cela provoque chez les deux protagonistes qui sont les plus intéressante. Ce sont les émotions générées par les événements qui ont captivé notre ami lapin. Il a beaucoup aimé cette histoire qui voit la rencontre entre deux jeunes gens pas forcément rebelles qui errent dans la société sans parvenir à y trouver leur place. La rencontre est brève, laisse de multiples questions en suspend. Quand ils se retrouvent des années plus tard, ils pensent avoir creusé leur petit trou dans le monde des adultes et des rues pavillonnaires pour cadre. Mais il est temps de répondre aux questions soulevées vingt ans auparavant et cela va bouleverser leur existence.

Voici un très beau livre où s’entrechoquent la petite et la grande histoire et qui traite de la culpabilité et du remords. L’auteur ne juge jamais ses personnages et nous les présente dans toute leur fragilité. Malgré sa quasi perfection, Federico s’est senti très proche d’eux et a été passionné par ce roman. Ça vaut bien trois carottes.

Jens Christian Grondahl, trad. Alain Gnaedig, Les mains rouges, Gallimard, 2009, 204 p.

14,90€

03
Oct
09

Chroniques du marais qui pue – épisode 1 : la chasse à l’ogre

Un livre de Paul Stewart et Chris Ridell.

noté 3 sur 4

Alors, là c’est la grosse marade : notre ami lapin c’est bien fendu le museau en lisant le premier tome de cette trilogie initialement destinée aux lecteurs à partir de 9 ans, mais qui fera rire tous les amateurs d’histoires délirantes.

Parce que délirant, c’est le meilleur mot pour qualifier le récit des aventures de Jean-Michel, gamin propulsé avec son chien Henry dans le Marais qui Pue, un monde odorant et burlesque. Il va y croiser un mage raté, une perruche qui parle, un ogre, une armée de petites cuillères et des rideaux qui chantent. Parce qu’un héros sommeille en chacun de nous, Jean-Michel va devenir un super guerrier – dont le pseudo a valu un beau fou rire à notre rongeur préféré – afin de sauver le Marais qui Pue des pulsions dévastatrices d’un ogre en colère.

On est en pleine parodie du genre fantasy et même quand on a pas beaucoup de références en la matière (comme Federico par exemple…) on adhère complètement à cette histoire délirante à souhait. Pour un lecteur adulte, comptez une heure et demi pour dévorer ce livre plein de tendresse et d’humour, rehaussé par des illustrations qui collent vraiment au récit. C’est vraiment trop dommage de s’en priver !

Alors, dira-t-on, pourquoi seulement 3 carottes. Eh bien parce que 4 c’est la perfection et que là on y est pas encore, si on ri beaucoup, on sent que l’auteur ne va pas au bout du potentiel humoristique de son récit. Mais on s’en fout… nom d’une carotte !

Chroniques du Marais qui pue Milan

Paul Stewart, Chris Ridell, trad. Amélie Sarn, La chasse à l’ogre, Chroniques du marais qui pue, Milan, mai 2005, 144 p.

8 €

03
Oct
09

La mauvaise rencontre

Un livre de Philippe Grimbert.

noté 2 sur 4

Parce qu’il a pas que ça à faire non plus, que de faire les lectures que VOUS devriez faire, de temps en temps, Federico lit plus ou moins. Dans le cas du dernier roman de Philippe Grimbert, il s’est contenté des 5o premières et des 50 dernières pages.

C’est l’histoire de deux amis fusionnels : Loup (nom qui fait frémir notre ami lapin), le narrateur, et Mando. Dès leur enfance, ils sont inséparables mais Loup ne réalise pas encore l’importance qu’il a aux yeux de son ami : il va commettre des erreurs, des petites lâchetés de gamin qui auront des répercutions dramatiques bien plus tard. Voici une des premières phrases du livre, qui trace la ligne directrice de l’ouvrage :

« Rien n’aurait dû les séparer, croix de bois croix de fer, à la vie à la mort. Il n’y a pas eu de rivalités imbéciles, c’est autre chose qui les a déchirés, quelque chose qui était là depuis le début, mais que personne ne pouvait imaginer. » p. 12

La centaine de pages lue par Federico l’a plutôt intéressé. Plutôt mais pas trop. Le style est fluide et simple, l’auteur ne fait pas de fioritures et se concentre sur son récit. Les cinquante premières pages n’ont pas été suffisantes pour que notre ami lapin entre dans l’histoire et s’attache aux deux personnages. Par conséquent, en reprenant le récit à 50 pages de la fin – et même en ayant lu quelques pages au milieu – il était un peu largué vis-à-vis de leur évolutions. Néanmoins, Federico a apprécié de suivre cette histoire du point de vue d’un des protagonistes  qui, de son enfance à l’âge adulte, se construit à travers cette amitié et des rencontres qui vont le marquer. Des carottes intéressées mais peu enthousiastes.

mauvaise-rencontre-09

 

Philippe Grimbert, La mauvaise rencontre, avril 2009, Grasset, 213 p.

19 € 49

03
Oct
09

Emilie Simon, princesse des sons

Une douce voix acidulée, des sons de neige tassée et de brindilles brisées, une artiste fidèle à elle-même et discrète, une véritable artiste. Émilie Simon tisse de ces petites mains et de sa petite voix un nouvel univers à chaque album. Sans redondance, sans artifices, c’est surprenant de créativité et rassurant de personnalité. Une valeur sûre, on peut lui faire confiance, on la suivra où qu’elle nous emmène.

Sélection (mais c’est comme dans le cochon, tout est plus que bon) :

– Émilie Simon : Désert

– La marche de l’empereur : The frozen world

– Vegetal : Sweet Blossom

– The Big Machine : Rocket to the moon

discographie emilie simon




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