20
Nov
13

Le cycle de Fondation (1/2)

Cinq romans d’Isaac Asimov.

Après s’être délecté de La Horde du contrevent, Federico s’est lancé dans la lecture du pilier de la littérature de science-fiction qu’est le cycle de la Fondation de l’incontournable Isaac Asimov.

Eh bien c’était cool, et en effet « incontournable » pour qui s’intéresse à la science-fiction. Mais notre ami lapin doit toutefois préciser que son intérêt pour ces livres a été progressif, vous pouvez en juger par la notation du Cac Carotte : seulement 1 carotte pour le premier tome, 2 carottes pour les deux suivants, et 3 carottes pour les deux derniers.

Fondation

noté 1 sur 4

© FolioFondation, le premier tome, a été une lecture un peu laborieuse pour Federico, et ce pour une seule raison : notre ami lapin venait de terminer La Horde du contrevent, une intense et magnifique épopée à l’écriture extrêmement travaillée. Il est passé d’une perfection littéraire (oui oui) à un recueil de nouvelles SF publiées en feuilleton dans des magazines des années 1950. Autant dire un grand écart.

Federico sait qu’il ne doit pas être trop dur (Asimov était à ses débuts un vulgarisateur scientifique, pas un écrivain, et on n’attend pas de la grande littérature dans la « pulp fiction ») mais voici ce qui est : le premier volume du cycle de Fondation est vraiment très mal écrit. Sujet-verbe-complément. Du coup, ce n’est pas très facile à lire (étrangement) pour peu qu’on soit un grand lecteur. Pour tout dire, notre ami lapin était sur le point d’abandonner, mais la personne incitatrice de cette lecture a planqué tous les autres livres alentours, donc Federico s’est accroché, et il en est content aujourd’hui.

Mais de quoi ça parle au fait ?

© Folio20 000 ans après notre ère, l’être humain a conquis la galaxie. Il existe des millions de mondes habités régis par l’Empire qui siège sur la ville-planète Trantor. Un érudit, Hari Seldon, crée la science de la « psychohistoire » qui consiste à prévoir l’avenir de la galaxie à travers l’étude des comportements humains à l’échelle de milliers d’individus. C’est ainsi que Hari Seldon prévoit la chute de l’Empire dans les siècles à venir, et une période sombre de conflits et de barbarismes pour les 10 000 ans qui suivront. Afin de réduire cette période à 1 000 ans seulement, il crée la Fondation, une congrégation de scientifiques envoyés sur Terminus, une planète isolée aux limites de la galaxie, afin qu’ils y rédigent l’Encyclopedia Galactica qui rassemblera toutes les connaissances humaines.

Ceci est le pitch de base, mais l’histoire évolue au fil des tomes, de mieux en mieux selon Federico. Mais on va dire que, pour les trois premiers tomes, c’est d’actualité. Au passage, il faut préciser que, dans tout le cycle, chaque histoire fait un bond dans le temps, parfois de 30 ans, parfois de plusieurs siècles.

Fondation et Empire & Seconde Fondation

noté 2 sur 4

Notre ami lapin a davantage apprécié ces tomes car : 1. ils sont mieux écrits, et 2. deux des héros sont des héroïnes.

© FolioEn effet, l’évolution de l’écriture est flagrante : les phrases sont plus longues et il y a davantage de descriptions des décors, des situations et des personnages. Ainsi, l’intrigue tient davantage en haleine, car on s’attache mieux aux personnages, mais aussi parce que l’univers des livres nous apparait alors plus dense et plus complexe, et tout simplement parce qu’il y a du suspens, c’est tout bête.

Il y est toujours question de la Fondation, mais aussi de la chute progressive de l’Empire, puis d’un individu perturbateur qui n’était pas prévu dans les prédictions de Hari Seldon (également appelées « plan Seldon ») : le Mulet, un être difforme doué de pouvoirs psychiques. Enfin, on en apprend peu à peu davantage sur la Seconde Fondation, un autre groupe créé par Hari Seldon qui semble œuvrer dans l’ombre. Parmi les personnages principaux, on trouve donc Bayta Darell, une jeune femme qui va sauver la galaxie, puis sa petite fille, Arcadia Darell, une adolescente de 14 ans à la langue bien pendue. Federico a trouvé que toutes-deux étaient comme un vent d’air frais dans le cycle.

Federico vous parle de la suite ici.

Fondation, (version originale parue 1951), Folio SF, 416 pages

Fondation et Empire, (version originale parue 1952), Folio SF, 432 pages

Seconde Fondation, (version originale parue 1953), Folio SF, 432 pages

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