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Jan
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Bad Ass, tomes 1&2

Deux bandes dessinées de Herik Hanna, Bruno Bessadi et Gaétan Georges.

Tome 1 : Dead End

noté 3 sur 4

© Delcourt, 2013 Dans le tome 1, le héros s’appelle Dead End et c’est un super-vilain qui écume les rues de Roman City en laissant derrière lui quelques gouttes de sang et autres dents cassées. Justicier uniquement pour sa pomme, il extermine autant les mafieux locaux que les super-héros (ceux qui défendent la veuve et l’orphelin)… Alors que Dead End se déchaine dans un flot d’hémoglobine et de bons mots, on découvre en parallèle son passé, alors qu’il n’était que Jack Parks, adolescent pustuleux, maladroit et souffre-douleur de son lycée.

Bad Ass est un comics savoureux au rythme endiablé. C’est son humour particulièrement noir qui a séduit notre ami lapin ! Les actions s’enchaînent avec efficacité et nous tissent un portrait complet de cet adolescent assez peu moral qui, après avoir été dangereusement lynché par ses persécuteurs, s’est vu doté d’un pouvoir extraordinaire : troquer sa laideur et sa malchance pour un charisme et une assurance à toute épreuve. Quant à sa rancœur et sa méchanceté, il les a conservées…

Les codes du comics sont ici revisités à la française, d’un point de vue à la fois admirateur et narquois qui prend plaisir à s’approprier ce genre adulé aux États-Unis. Très divertissante, la lecture de Bad Ass fait immanquablement penser aux films de Quentin Tarantino par son impolitesse, ses exagérations, ses dialogues acérés, et avec le second degré nécessaire pour prendre du recul face à la violence mise en scène. Ce premier tome fut donc pour Federico une approche plaisante et, surtout, originale des histoires de super-héros.

… Jusqu’à ce qu’arrive le deuxième tome…

Tome 2 : The Voice

noté 1 sur 4

badass2Le deuxième tome a laissé notre ami lapin dubitatif quant à l’efficacité de l’histoire de Sophie, super-vilaine appelée The Voice.

Dans ce tome, on ne retrouve pas le suspens qui fonctionnait plutôt bien dans le premier : celui de découvrir au fur et à mesure le passé du héros, en quoi consiste son pouvoir et se qu’il cache derrière son masque. Pour The Voice, il est évident dès les premières cases que l’héroïne, Sophie, a la faculté de lire dans les pensées et de dicter sa volonté à n’importe qui, en plus d’être véritablement cinglée, perverse et insensible. Peu bavarde, Sophie ne nous régale pas des dialogues percutants qui avaient fait mouche dans Dead End, et il y a très peu d’évolution de son personnage qui nous est présenté uniquement comme une petite fille puis une jeune femme à la folie dangereuse et injustifiée. De plus, le scénario se ficelle beaucoup moins habilement, donnant l’impression de vouloir accumuler le maximum de scènes violentes et malsaines pour satisfaire un public en quête de gore et d’une héroïne sexy…

Moins réussi au niveau du scénario et de la construction des personnages, The Voice insiste trop sur la provocation et l’immoralité, deux éléments qui n’était pourtant pas les seuls atouts du premier tome de Bad Ass, dommage.

Bad Ass, tome 1 : Dead End & tome 2 : The Voice, Herik Hanna, Bruno Bessadi et Gaétan Georges, Delcourt, 2013

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