Posts Tagged ‘jeunesse



07
Nov
12

Federico a presque lu pour vous

Federico n’est pas un lapin très patient et un lecteur assez volage. Par conséquent, les livres ont très peu de temps pour retenir son attention : quelques mollesses dans les premières pages peuvent suffire à notre ami lapin pour passer à autre chose. Impitoyable.

Quoique, pas tant que ça puisque Federico va dès à présent consacrer un article aux ouvrages qui lui sont tombés des pattes ces dernièrs mois.

D’autant plus que Federico n’est pas toujours à blâmer. En effet, même si certains pourraient en douter, votre dévoué chroniqueur à une vie et il lui arrive parfois d’avoir des moments de je-n’ai-vraiment-pas-envie-de-lire-en-ce-moment-et-ça-me-déprime. Jim Harrison a eu le malheur d’arriver lors d’un de ces passages à vide et son dernier ouvrage, Grand Maître, n’était résolument pas adapté à la situation. Il raconte l’histoire d’un flic juste retraité qui continue néanmoins à poursuivre le gourou d’une secte accusé d’abus sexuels sur mineurs. Le héros du livre, Sunderson, traîne derrière lui pas mal de boulets, dont son mariage raté, son obsession pour les femmes et son goût prononcé pour l’alcool. Tout cela tourne en permanence dans son esprit tourmenté, incapable de trouver le calme. C’est donc un bel ouvrage, assez cru et très américain, qu’avait Federico entre les pattes. Cependant, après avoir mis de longues semaines à lire la première partie, notre ami lapin a abandonné, insatisfait de ses conditions de lecture.

Jim Harrison, Grand Maître, Flammarion, septembre 2012, 349 p.

Dans le coin des ados, nous trouvons Beyonders, de Brandon Mull, connu par les djeuns pour sa saga fantastique Fablehaven. Beyonders est le premier tome d’une nouvelle série (ce qui d’ailleurs n’est pas du tout mentionné sur la couverture, histoire de bien tromper les amateurs de tomes uniques) qui propose au lecteur de rejoindre un univers imaginaire peuplé de créatures fantastiques. Pour cela il suffit de suivre le héros (dont le nom s’est perdu dans le cerveau de Federico) qui, après être tombé dans la gueule d’un hippopotame (!) se retrouve mêlé à une curieuse cérémonie de… suicide collectif. Autant vous le dire, il y a de la bizarrerie en perspective et donc de quoi allécher notre ami lapin. Les 50 premières pages sont intéressantes, l’écriture est respectable et l’auteur ne tarde pas à planter son décor ainsi qu’à positionner ses personnages. Sans quelques contraintes extérieures qui l’ont poussé à interrompre sa lecture, Federico aurait certainement poursuivi histoire de voir où tout cela allait l’emmener. Mais il faut se rendre à l’évidence, l’étincelle qui aurait pu reconduire notre lecteur aux longues oreilles vers cet ouvrage n’était pas là et l’expérience n’est pas allée plus loin.

Brandon Mull, Beyonders, tome 1 : Vers l’autre monde, Nathan, avril 2012, 537 p.

Il en est allé de même avec Les désorientés d’Amin Maalouf. Objectivement, on doit pouvoir considérer la première moitié du roman comme d’excellente facture. Mais d’un point de vue Federicoesque, ça n’a pas pris. N’y connaissant rien à l’histoire libanaise, Federico a trouvé dans cette lecture des éléments sur le conflit qui a déchiré le pays. Pour le reste, Federico a lu cette histoire du retour au pays d’un émigré sans y porter un grand intérêt. C’est bien écrit, on ne s’ennuie pas, mais cette lecture n’a fait naître aucune émotion chez votre serviteur, si ce n’est l’envie que l’action s’étire un peu moins et qu’on en arrive au retrouvailles promises dans le résumé. À la moité du livre, Federico a donc lâchement interrompu sa lecture à la moitié pour aller mettre ses moustaches ailleurs. Il n’est jamais revenu.

Amin Maalouf, Les désorientés, Grasset, septembre 2012, 520 p.

Au final, Federico ne regrette pas de ne pas avoir achevé ces trois ouvrages : cela lui a donné plus de temps pour en lire d’autres. Et si vous êtes sages, Federico vous en parlera prochainement.

Puisque cet article est consacré aux lectures interrompues, il est normal que la fin soit abrupte.

Passons à autre chose !

Publicités
21
Sep
12

Petit lapin cherche un ami

Un album jeunesse de Céline Claire et Aurore Damant

Impossible pour notre ami lapin de ne pas vous parler (rapidement) de la dernière lapinerie parue en littérature pour n’enfants. Dans Petit lapin cherche un ami, l’auteur reprend deux thèmes usés jusqu’à la corde : la recherche d’un ami et la peur des monstres. Ce livre raconte l’aventure d’un petit lapin parti chercher des amis dans la forêt. Avant son départ, sa maman le met en garde contre le loup… mais pas contre les autres méchants qu’il pourrait rencontrer. C’est ainsi que ce craquant personnage va organiser un goûter avec des mauvais bougres bien décidés à n’en faire qu’une bouchée.

Les dessins plein d’humour et la ridicule naïveté du petit lapin apporte la touche d’originalité qui distingue cet album des autres ouvrages sur le même sujet. Ces derniers sont trop souvent très premier degré et beaucoup trop classique. Comme il est très justement dit sur le site Internet des éditions Chocolat, les illustrations d’Aurore Damant ont un petit quelque chose de très Tex Averyesque, ce qui rend cet album très dynamique et incroyablement touchant.

De toutes façons, ce livre est trop mignon et cela devrait vous suffire !

Céline Claire, Aurore Damant, Petit lapin cherche un ami, éditions Chocolat, septembre 2012, 32 p.

10
Juil
12

Boo, le plus chou des chiens

La beauté et la créativité des albums pour enfants raviront toujours Federico. Comme pour mettre en valeur la qualité du travail de beaucoup d’éditeurs, certains d’entre eux semblent faire des concours de mochitude (laideur en patois de la garenne). Federico a ainsi repéré quelques maisons d’éditions ou collections dont les ouvrages ont l’air d’avoir été illustrés sur Paint et écrits par un GPS.

Ceux-là, notre ami lapin les fuit, préférant se concentrer sur les publications d’éditeurs équipés d’esprits créatifs. Comme ceux-ci (si vous avez suivi les articles de Federico avec sérieux, il est inutile de vous rappeler qui sont les éditeurs en question) :

Stoooooop ! Qu’est-ce que c’est que CELA !?

C’est Boo, le plus chou des chiens, création Milan Jeunesse. C’est sorti en mai 2012 et Federico n’a toujours pas compris le sens de cette entreprise éditoriale tout à fait sérieuse.

Pour commencer, Boo est un loulou de Poméranie qui a une grosse tête dans tous les sens du terme : il se présente comme un toutou adorable et trop stylé que tout le monde aime. Pour la leçon d’humilité, nous repasserons. Tout au long (très long) des 85 pages du livre, Boo nous conte sa life et nous parle de toutes les choses qui font remuer sa petite queue. Dans le désordre : dormir, porter des vêtements tendance, bronzer (!?) et être avec son ami Buddy, qui a eu le bon goût de se cacher derrière ses poils. Afin de ne pas passer pour quelqu’un de futile qui s’arrête au physique, Federico n’insistera pas lourdement sur le fait qu’il ne trouve pas ce chien mignon pour deux carottes. Il ne dira pas non plus que, pour lui, Boo tient plus de la peluche pour jet setteuse écervelée que de l’adorable toutou.

Concentrons nous sur le fond, ce qui va être rapide. En effet, le peu de texte présent dans l’ouvrage se contente de décrire des photos pas drôles qui se ressemblent toutes. Pas d’histoire donc, juste des instantanés de la merveilleuse vie de Boo, du style « j’adore me promener » ou « pour mon anniversaire mes amis m’offrent des cadeaux » … Mouiii. Mais le pire est encore à venir.

En voyant ce livre, notre ami lapin a éclaté d’un rire condescendant et a pensé : « mais qui va acheter ça ? »

Eh bien, potentiellement, 4 708 354 personnes. Soit le nombre de personnes qui aiment la page Facebook de Boo. (Du moins, à l’heure où nous publions cet article)

Ça jette un froid.

En se documentant pour les besoins de cet éminent article, Federico a en effet découvert que Boo était une vraie star sur le net et que les éditions Milan ne se faisaient que l’écho de ce phénomène au faciès surdimensionné. En tapant son prénom sur un moteur de recherche, on peut trouver des vidéos de Boo, beaucoup moins drôles que celles de Maru, l’autre coqueluche des internautes. Finalement, le vrai potentiel comique de Boo s’est révélé le jour où le monde a cru qu’il était mort dans une mare au canards. Lol.

J. H. Lee, Gretchen Lemaistre, Boo, le plus chou des chiens, Milan, mai 2012, 85 p.

Et que ceux qui seraient tentés de dire « Muuuais, un blog avec un lapin qui se moque d’un livre avec un chien, c’est un peu l’hôpital qui se moque du chaudron » aillent (re)consulter cet article. On en reparle juste après.

10
Avr
12

Quand j’étais déesse

Un roman (jeunesse) d’Irène Cohen-Janca

Rashmila est une déesse déchue. Pourtant ce n’est pas l’héroïne d’un conte mythologique : cette jeune népalaise de 12 ans est bien réelle. À l’âge de 4 ans, elle a été choisie pour devenir la Kumari, représentante vivante de la déesse hindoue Durga. À l’instar des fillettes qui l’ont précédée et de celles qui lui succéderont, elle a été vénérée et couverte d’offrandes jusqu’à ce qu’elle soit chassée de son palais. Redevenue une simple mortelle, Rashmila refuse de dévoiler la raison qui l’a obligée à quitter sa cage dorée. C’est autour de ce secret que Quand j’étais déesse s’articule.

Dans ce (trop) court roman, Irène Cohen-Janca met deux vies en parallèle : celle de la Kumari et celle de la jeune fille qui doit réapprendre à vivre après avoir passé son enfance à regarder le monde du haut de son trône. Si l’auteur nous en apprend beaucoup sur le quotidien contraignant des Kumaris, elle insiste surtout sur le difficile retour à une vie ordinaire.

Tombé par hasard sur un documentaire télé à propos du Népal, Federico avait ainsi découvert l’étonnant destin de ces fillettes. Il s’est donc plongé avec intérêt dans la lecture de Quand j’étais déesse. Hélas, notre ami lapin s’est senti frustré tout au long du livre. Irène Cohen-Janca a réussi à l’émouvoir avec l’histoire de Rashmila mais Federico aurait aimé voir le récit s’étoffer un peu.

Pour la défense de l’auteur et de son ouvrage, rappelons qu’il s’adresse à de jeunes lecteurs et qu’il est publié dans une collection, Dacodac (très intelligente, au demeurant), qui favorise les textes courts mais percutants.

La note de deux carottes est donc un peu dure, mais comme vous le savez, Federico est un lecteur intransigeant qui ne rigole pas avec le cours du Cac Carotte ! Cela ne l’empêchera pas de conseiller ce roman aux lapereaux qui sont curieux d’autres cultures et qui veulent un livre facile à lire.

Irène Cohen-Janca, Quand j’étais déesse, éditions du Rouergue, janvier 2011, 95 p. (Collection « Dacodac »)

24
Mar
12

Hunger Games

Trois romans (ado) de Suzanne Collins.

Federico est un lapin tendance. Pour vous le prouver, il va consacrer un long article hyper structuré à ce grand succès de la littérature adolescente qu’est la trilogie Hunger Games.

L’adaptation cinématographique qui vient de sortir va-t-elle faire exploser les ventes pour faire place à un nouveau phénomène Twilight ? Lecteurs avides, vous vous ronger les patounes en vous demandant si OUI ou NON vous devez lire Hunger Games avant que le succès n’arrive, encore plus grand, encore plus médiatique. Mais n’ayez crainte ! Votre guide aux grandes oreilles est là pour trancher la question.

OUI ! Notre ami lapin vous conseille fortement la lecture de la trilogie best-seller, et il s’en va de ce pas vous expliquer pourquoi.

Introduction : La folle histoire

Federico voudrait vous parler des trois tomes de cette saga tout en rebondissements, mais il serait ainsi obligé de vous dévoiler des éléments clés des intrigues qui se nouent et se dénouent tout au long de l’histoire, et ça, il ne veut pas !

Pour résumé sans spoiler, Federico peut vous dire que l’histoire se situe à Panem, une société totalitaire construite sur les vestiges des États-Unis. Dirigée par le Capitole, elle organise chaque année des jeux de la faim, les Hunger Games, créés afin de punir et garder le contrôle sur les douze districts suite à leur rébellion 74 ans auparavant. Douze filles et douze garçons, âgés entre 12 et 18 ans, sont tirés au sort et jetés dans l’arène où ils se livrent un combat à mort sous l’œil des caméras et des juges. Toute la population de Panem est contrainte d’assister à cet abject spectacle.

Voilà pour le (joyeux) décor.

Alors que sa jeune sœur Prim est désignée pour participer aux prochains jeux, Katniss se porte volontaire pour la remplacer. Elle se retrouve projetée dans le cruel engrenage de cette arène où elle va devoir lutter pour sa survie et tenter de conserver son humanité.

Vous venez de faire connaissance avec l’effrontée et courageuse héroïne de la saga Hunger Games. Découvrez maintenant ce qui rend ces romans uniques.

Grand un, petit a : Une héroïne qui n’a rien demandé 😦

Contrairement aux univers de la fantasy ado, Katniss n’est pas l’élue-qui-sauvera-le monde-du-méchant-qui-veut-répandre-le-mal. Elle est, malgré elle, contrainte de se battre pour sa survie mais aussi pour échapper à ceux qui veulent l’utiliser. En effet, les Hunger Games ne sont rien d’autre qu’une émission de télé-réalité avec tout ce que cela implique : images chocs, candidats soumis au bon vouloir des juges, mise en scène, exacerbation des sentiments les plus vils, voyeurisme, etc. La seule différence avec les programmes qui existent dans la vraie vie, c’est que les candidats sont éliminés… définitivement. Federico a été interpellé par ce portrait acerbe de la société du spectacle qui dénonce la manipulation des images pour servir une cause ou contrôler une population, ainsi que les dérives de ces pratiques.

Grand un, petit b : Des thématiques vachement pas ordinaires

Hunger Games est une histoire de survie, de manipulation, de médias… et d’amooour. Aux yeux de Federico, elle peut trouver écho chez les adolescents et les inciter à s’intéresser, à comprendre, et éventuellement à remettre en question le monde dans lequel ils vivent. Notre ami lapin y a lu des messages de paix, de tolérance, et même de respect de l’environnement (des problématiques assez actuelles, non ?). L’ouverture au monde est essentielle dans ces livres, en opposition à l’égocentrisme des romans sentimentaux à la mode dont on abreuve la jeunesse… Mais rassurez-vous chers lecteurs, les héros et leurs aventures haletantes ne sont pas remisés au second plan au profit d’une morale : celle-ci demeure sous-jacente.

Grand deux, petit a : Une histoire qui envoie du lourd !

Au cours de sa lecture, Federico oscillait perpétuellement entre la peur et l’excitation de tourner la page, viscéralement scotché à l’histoire, comme si sa vie était également en jeu ! Suzanne Collins réussit à instaurer un suspense qui perdure en intensité et en qualité d’un bout à l’autre des romans.

Sa recette ? Une louche de dangers mortels, de drames et d’émotions confuses, une cuillère à soupe d’hémoglobine et une pincée de sadisme. Cela a beaucoup plu à notre gentil lapin ! Mais c’est surtout la complexité des personnages et leur rôle ambigu qui l’ont captivé, jusqu’à peupler son sommeil de mille interrogations… « Qui va mourir aujourd’hui ? »

Grand deux, petit b : Une narration au poil

Un autre ingrédient magique de l’auteur est de nous plonger dans la tête de Katniss avec perfection. Le lecteur se retrouve ainsi happé au cœur de l’action, au plus près des émotions de l’héroïne. Ce point de vue est fidèlement conservé d’un bout à l’autre du récit, quitte à parfois déstabiliser le lecteur (quand il partage la confusion de Katniss), mais lui offrant un récit plus authentique et plus cohérent.

L’écriture de Suzanne Collins sert à merveille cet efficace choix narratif. Son style élaboré évite toutefois les effets faciles ; les mots s’effacent au profit de l’action et de l’émotion, abattant toutes les barrières entre le lecteur et les personnages. L’auteur ne prend pas ses lecteurs pour des quiches, et ça, Federico approuve !

Conclusion : Quoi ?! Vous ne l’avez pas encore acheté ?

Vous l’avez compris, Federico a trouvé beaucoup de qualités à cette saga. Il est vrai que la violence est très présente, c’est pourquoi notre sage rongeur pense que ce livre n’est pas à placer entre de trop jeunes pattes. Cette exception faite, ces livres s’adressent à un large public et ont le mérite d’aborder des sujets très politiques en les mêlant à une intrigue passionnante. De plus, leur écriture fluide les rend encore plus accessibles et populaires.

N’hésitez plus à lire Hunger Games ! Vous ferez peut-être quelques cauchemars, mais Federico vous garantit qu’il seront plein de rebondissements et d’inventivité…

Hunger Games, Suzanne Collins, Pocket Jeunesse, 2009, 400 pages

Hunger Games : L’embrasement, Suzanne Collins, Pocket Jeunesse, 2010, 400 pages

Hunger Games : La révolte, Suzanne Collins, Pocket Jeunesse, 2011, 432 pages

16
Mar
12

Federico, en vers et contre tout

En ce moment, c’est le Printemps des Poètes. À cette occasion, Federico a décidé de célébrer la poésie avec vous lecteurs et de vous régaler d’articles profonds écrits en alexandrins.

Sauf que…

Sauf que notre ami lapin n’entend rien à cet art de jongler avec les mots et leurs sonorités. En dehors du groupe Baudelaire-Hugo-Rimbaud-Verlaine que l’éducation lapine a placé dans son cartable d’écolier, notre rongeur n’a que rarement mis ses moustaches dans un recueil de poésie. Cet aveux sonnerait-il le glas de la chronique poésie de Federico ?

Pas de panique amis lecteurs ! Le Printemps des Poètes est là pour apporter la poésie à tous, de façon décomplexée et ludique. Cette année, le thème est « Enfances ». Pouvait-on rêver meilleur prétexte pour que Federico vous parle de poésie à sa façon ?

Ni une ni deux, notre ami lapin braque les projecteurs sur Rue du Monde, maison d’édition jeunesse engagée et colorée. Sa devise est « interroger et imaginer le monde ». Ainsi, les auteurs qui figurent à son catalogue, dont Alain Serres (l’éditeur) et Zaü, créent des livres intelligents et superbement illustrés qui sensibilisent les enfants à leur rôle de citoyen du monde. Cette maison d’édition est toujours sur le qui vive quand il s’agit de défendre le livre et la diversité culturelle. On lui doit notamment quelques slogans malicieux, dont « travailler moins pour lire plus » et « le livre est un aliment indispensable aux enfants. La TVA doit rester à 5,5 %».

Chaque année, Rue du Monde anime le Printemps des Poètes grâce à des anthologies poétiques qui dépoussièrent les cahiers de récitations. Leurs seules couvertures sont une explosion de couleurs. La preuve en images (animées et pétillantes) :

Parmi toutes ces belles choses, Federico voudrait attirer votre attention sur la collection « Les Petits Géants ». Le principe en est simple : chaque ouvrage contient un seul et unique poème, illustré en quelques pages par des illustrateurs prestigieux. Ainsi, ces petits albums carrés permettent d’apporter la poésie – d’ici et d’ailleurs, avec « Les Petits Géants du Monde » – aux petits comme aux grands, en la présentant comme une histoire classique. Une preuve de plus que Rue du Monde est une maison d’édition qui mêle les genres et les auteurs pour offrir un catalogue qui abolit les frontières ! Cerise sur le gâteau, Federico a fabriqué une autre animation pour vous dévoiler cette collection.

Pour finir, précisons qu’Alain Serres et ses auteurs déclarent régulièrement leur amour à leur lectorat. Dans une belle lettre ouverte aux critiques littéraires, l’éditeur rappelle l’importance de l’édition jeunesse et signe un bel hommage à l’imagination et à la créativité.

24
Fév
12

les grabouilleurs favoris de Federico : Sebastian Meschenmoser

Sebastian Meschenmoser peut faire son crâneur : il rejoint la glorieuse liste des grabouilleurs qui régalent les mirettes de notre ami lapin. Ce jeune allemand est un artiste bourré de talent (voir ses œuvres ici, si vous maîtrisez la langue de Goethe) qui a eu la bonne idée d’en faire profiter les enfants. Cela a donc permis à son travail de traverser le Rhin et d’arriver dans les étagères des libraires français.

Chronologiquement, la première rencontre de Federico avec Sebastian Meschenmoser a eu lieu grâce aux éditions Plume de Carotte et à la Leçon de vol, chroniquée ici. Mais le vrai coup de foudre a frappé Federico il y a quelques semaines alors qu’il feuilletait L’écureuil et l’étrange visiteur. Notre ami lapin a fondu devant les grabouillages vifs et décomplexés de cet excellent album. Il s’est donc précipité sur les autres aventures de cet écureuil qui n’est pas sans lui rappeler son cousin Fredo.

Quand on regarde le dessin de très près, on se dit que « ce grabouilleur fait n’importe quoi ! » mais l’ensemble est impressionnant de précision et de détails. Ce sont les expressions des personnages qui sont les plus réussies. Peur, surprise, amour, etc : en quelques coup de crayons de couleur, Sebastian Meschenmoser fait naître des scènes très vivantes. Dans ses dessins perce parfois une pointe de mélancolie, mais l’humour est là pour redonner une tendre légèreté à l’ensemble. Quand il enfile sa casquette d’auteur, le résultat est tout aussi poétique et drôle. Dans tous les cas, Federico rigole bien et c’est pour cela qu’il vous ordonne d’aller lire sur le champ TOUS les livres de Sebastian Meschenmoser. Vous n’aurez aucune excuse : il n’y en a que sept publiés en France.

Récapitulation :

Leçon de vol, Plume de Carotte, 2010.

Où comment un homme essaie d’aider son ami le pingouin à voler.

Les trois vœux de Molosse, Minédition, 2010.

La laine de magique de Molosse, Minédition, 2011.

Molosse, sa vie, son œuvre. Pas les albums préférés de Federico, mais inutile de vous défiler pour autant.

L’écureuil et la lune, Minédition, 2008.

L’écureuil et le printemps, Minédition, 2010

L’écureuil et la première neige, Minédition, 2009

L’écureuil et l’étrange visiteur, Minédition, 2012

Dans la forêt, vivent l’écureuil et ses amis. Le moindre changement dans leurs habitudes constitue un bouleversement sans précédent. Heureusement, l’écureuil a toujours une solution (absurde) pour remédier à cela. C’est drôle, c’est original, c’est plein de références, c’est génial !




pause carotte
Pause carotte
Publicités