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Avr
14

Le viking qui voulait épouser la fille de soie

Un roman de Katarina Mazetti, traduit par Lena Grumbach

noté 2 sur 4

Katarina Mazetti est une suédoise avec un nom d’italienne qui s’est fait connaître en France avec sa romance douce-amère Le mec de la tombe d’à côté. Malgré pas mal d’encouragements de la part de son entourage, Federico n’a jamais été tenté par la lecture de ce roman. Il a néanmoins décidé de se lancer dans l’aventure du froid avec Le Viking qui voulait épouser la fille de soie parce qu’il trouvait que ça fleurait bon l’aventure, l’amour et la baston.©Gaïa

L’histoire est celle d’une famille de Normands (les fameux Vikings du titre) au Xe siècle, installée dans ce qui est aujourd’hui le sud de la Suède. Le patriarche est un flamboyant constructeur de bateau, laissé inconsolable par la disparition mystérieuse de son épouse, Alfidis. Svarte et Käre, ses fils, s’entre-déchirent depuis leur plus tendre enfance. Arnlög, la soeur d’Alfidis, vit avec eux dans leur ferme et propose ses dons de devineresse à qui veut parler avec les dieux et connaître son avenir. Par le hasard des guerres et du commerce, cette famille va voir son destin mêlé de très près à celui de Milka (Oui, Federico a vu une vache violette à chaque apparition de ce nom, maudit marketing !) et Radoslav, orphelins d’un père marchande de soieries, nés à Kiev.

Si ce résumé manque un peu de conviction, c’est que Federico n’a pas été vraiment emballé par le récit de ce choc des civilisations. Pourtant, l’histoire a un très bon potentiel et beaucoup de qualités (c’est Didier Deschamps qui l’a dit, c’est pas nous !). On sent que Katarina Mazetti s’est bien amusée à l’écrire et sa plume est bien fluide. Mais il manque un je ne sais quoi d’implication dans le texte qui fait que Federico s’est toujours senti à l’écart de la vie des personnages et n’a jamais réussi à partager leurs émotions. Cette distance n’est pas compensée par l’écriture qui, même si elle est de qualité, reste ordinaire et n’apporte pas le petit truc épique qui aurait fait du bien au récit.

Notre ami lapin a été au bout de sa lecture parce que ça ne lui demandait pas un grand effort, mais il est resté de marbre face aux tribulation de ces Vikings là.

Katarina Mazetti, Le Viking qui voulait épouser la fille de soie, Gaïa, mars 2014, 256 pages.

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1 Response to “Le viking qui voulait épouser la fille de soie”


  1. 12 avril 2014 à 17 h 07 mi

    Les livres que j avais lus de Katarina Mazetti m’avaient bien plu mais ma collègue libraire n’a pas été emballée non plus par son dernier malgré le thème qui lui plaisait, elle l’a trouvé trop décousu… Il me tentait bien pourtant !


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