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Mar
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Le royaume de Tobin

Un roman de Lynn Flewelling, traduit par Jean Sola

noté 4 sur 4

Notre ami lapin s’est récemment retrouvé dans une situation que les humains appellent un arrêt de travail et s’est vu contraint de rester dans son terrier, sur son canapé, à lire des livres. Ouh le pauvre. Bon, il avait quand même un peu mal aux dents. C’est le moment que Lynn Flewelling a choisi pour entrer dans son existence, et ce, pour le meilleur.

Avant de nous égarer dans les superlatifs, résumons, résumons.

Le Royaume de Tobin se tient dans un royaume (et oui, étonnant non ?), Skala, petit pays ©J'ai Luparcouru par toutes sortes de magiciens. Une prophétie veut que tant qu’une femme en sera reine, le territoire sera en sécurité. Heureusement pour le lecteur, l’antagoniste, en la personne du roi Erius, s’empare du trône après la mort de sa mère, la folle Agnalain, et se lance dans une croisade sanglante contre les héritières potentielles. Renonçant à ses prétentions, sa sœur Ariani est épargnée. Malgré les efforts d’Erius pour supprimer les opposants et réduire l’influence des magiciens, ces derniers continuent de croire en la prophétie. L’une d’elle, Iya a une vision : Ariani est enceinte de jumeaux et sa fille doit devenir la reine qui sauvera Skala de la maladie, de la famine et des envahisseurs. Pour empêcher l’assassinat de l’enfant, elle recrute une sorcière qui va utiliser une magie interdite afin de la transformer en garçon. Le prix à payer est la mort du frère jumeau de celle qui va grandir sous le nom de Tobin, dans un corps de petit garçon. Mais au fil des années, les conséquences de cette transformation vont s’avérer plus graves et dangereuses que prévu.

Trop parler de la structure du livre exposerait Federico à des fuites d’informations capitales. Disons simplement que le récit se concentre sur l’adolescence de Tobin, jeune noble appelé à devenir un chevalier membre de la prestigieuse garde du r©J'ai Luoi. À une époque où Erius a interdit aux femmes le droit de prendre les armes, on devine le problème que pourra poser la révélation de la vraie nature de Tobin. Son enfance nous est contée dans les moindres détails et ses émois nous sont tous révélés. Malgré l’apparente insignifiance de certains moments, décrits aussi longuement de les évènements les plus cruciaux, Federico n’a jamais cessé d’être captivé par l’histoire. Au contraire, cela crée une grande proximité entre ce personnage, ses compagnons, et le lecteur. Dans le même temps, la construction du récit donne parfois d’être plongé dans un roman de chevalerie écrit pour rendre compte de l’histoire légendaire de Skala. En effet, grâce à une habile insertion de textes ultérieurs à l’histoire en cours, l’auteur nous fixe rapidement sur le destin de Tobin. Ainsi, l’important n’est plus de savoir ce qu’il va advenir d’elle/de lui, mais comment il/elle va y parvenir et de quelle façon son entourage va se comporter. Avec les chapitres consacrés à Iya et son élève Arkoniel, la magie se trouve placée au centre du récit, ce qui n’a eu de cesse de titiller l’imagination et la curiosité de notre ami lapin. La présence d’un démon vindicatif tapi dans l’ombre de Tobin apporte son grain de mystère et de suspens, particulièrement dans le tome un. Quant aux batailles offertes par les tomes deux et trois, elles ont laissé notre ami lapin sur le p©J'ai Luompon ! Bien d’autres choses ont fait vibrer notre Federico dans cette histoire, mais on ne va quand même pas tout vous raconter !

Le Royaume de Tobin est rapidement devenu le genre de livre qu’on ne laisse de côté qu’à regret et qui vous fait passer l’envie de travailler, manger, dormir, se laver… Bref, Federico y aurait bien passé ses journées et au moment de lire la dernière phrase du dernier chapitre du dernier tome, notre ami lapin a bien failli tomber dans la déprime. Comme il aurait aimé rester à Skala encore quelques tomes ! Quelques semaines après sa lecture, il s’en émeut encore.

Si comme Federico vous ne savez plus quoi inventer pour vous distraire en attendant que George R. R. Martin écrive le tome 6 du Trône de Fer (et accessoirement que les comptables de chez Pygmalion le déchiquettent en trois tomes), lisez donc Le Royaume de Tobin. C’est un peu moins génial certes et il n’y a pas de gros dragons, mais c’est surtout moins éprouvant car il y a moins de personnages, moins de complots, moins de morts brutales et moins d’inceste.

Lynn Flewelling, Le Royaume de Tobin, L’intégrale 1, J’ai Lu, septembre 2011, 704 p.

Lynn Flewelling, Le Royaume de Tobin, L’intégrale 2, J’ai Lu, mars 2012, 698 p.

Lynn Flewelling, Le Royaume de Tobin, L’intégrale 3, J’ai Lu, septembre 2013, 695 p.

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