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Juin
12

La fille de l’archer

Un roman de Serge Brussolo

Serge Brussolo a beau être un auteur très productif et surtout, très reconnu, Federico aura attendu qu’on lui mette son dernier ouvrage dans les mains pour faire sa connaissance.

Enchanté de cette rencontre, notre ami lapin va de ce pas vous en dire plus sur ce roman qui l’a tenu en haleine jusqu’à la fin.

S’il y a une leçon à retenir de La fille de l’archer, c’est que le Moyen-Âge est résolument une époque où il ne fait pas bon vivre. Non seulement on était un vieillard à 40 ans (quand on était pas mort avant de pleins de morts douloureuses et purulentes) mais en plus les maisons étaient mal isolées et par dessus tout, les gens étaient franchement crades. Federico vous fera grâce des détails triviaux mentionnés par l’auteur, mais une chose est sûre : à cette époque, en France, il valait mieux ne pas avoir l’odorat trop fin.Voire pas d’odorat du tout. Car, 8 siècles plus tard, cette puanteur émane encore des pages du roman de Serge Brussolo qui nous immerge avec brio dans cette ambiance de début de guerre de cent ans.

C’est donc tout naturellement que Federico s’est retrouvé à suivre les pas de Wallah, 15 ans, fille d’un imposant guerrier Viking, Gunnar. Elle survit avec ce dernier au sein d’une troupe de saltimbanques menés par Bézélios, baratineur professionnel et montreur de fausses créatures fantastiques. Contrairement aux autres membres de ce groupe très bigarré, Wallah n’a aucun talent particulier :  elle est donc considérée comme une bouche inutile à nourrir par Bézélios, qui envisage même de la prostituer. C’est alors que tout bascule pour la troupe et surtout pour Wallah. Une succession d’événements tragiques et inattendus – dont on ne vous révélera rien ici, z’avez qu’à lire la quatrième de couverture – va métamorphoser la frêle jeune fille en une impitoyable guerrière. Fine archère – un don empoisonné ? – l’héroïne devient alors la meneuse d’une chasse qui va l’entraîner dans les coins les plus noirs de l’âme humaine.

Serge Brussolo orchestre cette quête avec un grand talent. Il balade son lecteur dans ce roman d’aventure à l’ambiance légèrement fantastique, distillant un suspens qui a souvent fait se dresser les poils de Federico sur son petit dos. Notre ami lapin a été absolument emballé par ce roman qui ne s’échappe jamais de l’intrigue principale pour mieux la détailler et la rendre vivante.

Serge Brussolo, La fille de l’archer, Fleuve Noir, juin 2012, 304 p.

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2 Responses to “La fille de l’archer”


  1. 1 Colas
    17 juin 2012 à 22 h 06 mi

    Ok, ça donne envie ^^
    Si je descend un jour dans ton terrier, tu me le prêtes ? steuplé !

  2. 2 Federico
    18 juin 2012 à 18 h 11 mi

    « I’d give it to you if I could, but I borrowed it. » (air connu)


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