13
Fév
12

Genesis

Un roman (ado) de Bernard Beckett.

La couverture de ce roman de science-fiction n’est pas passée inaperçue et avait de quoi attiser la curiosité de notre cher lapin. Le concept est prometteur : une jeune fille, Anaximandre, passe l’oral de l’examen d’entrée devant trois membres du jury de l’Académie. Son sujet d’étude : Adam Forde, l’homme qui, des années auparavant, a entraîné la fin du régime de la République de Platon. Résistant malgré lui, il sera condamné à converser avec le robot Art qui a l’apparence d’un orang-outan, et dont les capacités intellectuelles se développent lorsqu’il interagit avec des humains.

L’héroïne poursuit son exposé pendant les cinq heures qui lui sont imparties, elle doit faire preuve de son esprit d’analyse et tente parfois d’interpréter différemment les faits historiques. D’une manière étrange, toutes ses réactions émotionnelles sont scrutées par le jury qui l’entraîne dans des réflexions psychologiques et philosophiques sur la vie d’Adam Forde.

État totalitaire, révoltes, héros résistants, robots… l’univers dystopique est bien présent dans le livre, mais il se réfère à l’époque d’Adam Forde, des dizaines d’années avant le temps du récit. Des questions essentielles pour le lecteur sont sans réponse : si la République de Platon n’est plus, dans quelle société vit aujourd’hui Anax ? Quelle est cette Académie pour laquelle elle postule ? Ce manque de repères est perturbant pour le lecteur qui se plonge alors dans l’histoire d’Adam Forde, devinant que la clé du mystère s’y trouve.

L’énigme a donc de quoi tenir en haleine, et notre lapin a en effet été secoué par la révélation finale qui se dévoile à l’avant-dernière page… Mais, si c’est certes le moment logique pour donner la réponse qui explique tout le roman, c’est un peu trop tard : Federico était un peu perdu, sonné par les considérations philosophiques et les retors de la relation entre Adam et Art. De plus, l’histoire développe très peu de personnages : elle se déroule dans un huis clos entre Anaximandre et le jury, et relate principalement les échanges entre Adam Forde et Art. Federico a donc eu du mal à s’investir dans ce roman pourtant très bien construit et au dénouement, sinon brutal, efficace.

Bernard Beckett, Genesis, Gallimard Jeunesse, 192 pages, 11,50 €

Publicités

0 Responses to “Genesis”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


pause carotte
Pause carotte

%d blogueurs aiment cette page :