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Sublutetia, tome 1 : la révolte de Hutan

Un roman (jeunesse) de Éric Senabre

Aaah, Paris ! Sa tour Eiffel, ses Champs Élysée, sa pyramide du Louvre, son métro, sa ville souterraine… Comment ? Vous ne connaissez pas Sublutetia ?

Heureusement que Federico est là pour parfaire votre culture. Grâce à cet article, la mystérieuse ville bâtie sous Paris n’aura bientôt plus de secrets pour vous ! Bon d’accord, ce sera surtout grâce à Sublutetia, le roman jeunesse d’Éric Senabre.

Keren et Nathan, deux collégiens, ratent le métro qui doit les emmener en sortie scolaire. Ils prennent donc le suivant mais le wagon dans lequel ils montent est quasiment désert : seul un homme y est installé. C’est alors que les ennuis commencent : au lieu de rejoindre la station suivante, leur wagon débarque dans un lieu totalement inconnu. Arrivent alors d’étranges personnages, habillés comme au carnaval, qui s’en prennent à l’homme présent dans le wagon. Sur les injonctions de ce dernier, les deux enfants s’enfuient à toutes jambes et vont bientôt découvrir un étonnant réseau de galeries qui, après maintes aventures, va les mener à la fascinante ville souterraine de Sublutetia.

Federico a beaucoup apprécié ce roman à la structure assez simple mais plein de rebondissements, de bonnes surprises et agrémenté d’une pointe d’humour. Pour décrire l’atmosphère de ce livre, notre ami lapin ne fera pas mieux que le résumé de la quatrième de couverture : quand l’univers de Jules Verne rencontre le XXIe siècle. Il est vrai que ce nouveau voyage au centre… du sous-sol parisien réserve son lot de machines métalliques et ingénieuses ainsi que de créatures pour le moins inattendues. Federico a ressenti beaucoup de sympathie à l’égard des deux héros qui vont faire connaissance et se rapprocher au cours de leur périple.

Mais ce qui a le plus enchanté notre ami dans ce roman, ce sont ses allures conte initiatique. Sans être manichéen (à quelques dérapages près), Sublutetia fait l’éloge du courage et de l’entraide avec une grande fraîcheur. À travers cette ville souterraine utopique, le roman défend le droit qu’a chacun à une seconde chance. Ces valeurs émanent du récit l’air de rien, à travers les épreuves de traversent les héros. Il est fort possible que Federico prête à l’auteur des intentions qu’il n’a pas eu en écrivant cet ouvrage, mais cela est sans importance. Il a aimé ce livre qui, de façon très simple, lui a évoqué un beau message.

Dès que vous aurez lu ce livre, rendez vous sur le blog qui lui est dédié et sur lequel vous trouverez des tas d’informations en plus sur l’histoire de la ville de Sublutetia et ce qui l’entoure.

Sublutetia, Eric Senabre, Didier Jeunesse, octobre 2011, 288 pages, 14 €.

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1 Response to “Sublutetia, tome 1 : la révolte de Hutan”


  1. 15 décembre 2011 à 9 h 45 mi

    Merci pour cette chronique, ami lapin, que j’ai trouvée très fine, et aussi d’une grande clairvoyance. C’est une alerte Google qui m’a amené dans votre terrier, placée plus par inquiétude que par narcissisme, je tiens à le dire. Je ne vois pas de lien pour vous écrire en privé (mais je n’ai peut-être pas les yeux en face des trous), et je vais donc devoir le faire ici.
    Le risque de prêter à un auteur des intentions qu’il n’a pas fait partie de l’exercice, et tout au long de mes études, on m’a seriné que cela n’avait aucune importance (« hors du texte, point de salut »). Avec le temps, je prends cela avec des pincettes : faire « parler le texte », ça a du bon, mais de temps en temps, on peut aussi être amené à faire fausse route. Je ne pense pas que le roman soit suffisamment dense et riche pour appeler au délire interprétatif, mais j’ai déjà entendu une ou deux « lectures » qui m’ont laissé rêveur : pour le coup, non, je n’avais absolument pas voulu parler de ça. C’est toujours sympathique à entendre, bien sûr… De fait, je suis très touché que vous souligniez ce « droit à la seconde chance » et l’aspect initiatique du texte. Le tout est abordé de manière, bien sûr, très légère, mais pour le coup, voilà bien ce que j’avais envie qu’on lise entre les lignes. Bravo et merci à vous, Federico !


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