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Oct
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L’année où tout a changé

Un roman (ado) de Jill Hucklesby

Federico a commencé cette lecture en pleurant. Nullité dramatique ? Non, juste une histoire qui commence très mal. Dans un accident, Amy, 13 ans, perd sa meilleure amie et sa jambe droite. Tout un pan de sa vie s’effondre donc : fini les délires avec Sophie et adieu la prometteuse carrière de nageuse. Pourtant, tout n’est pas fini pour la jeune fille.

Écrit sans misérabilisme ni bisounoursisme, le roman de Jill Hucklesby réussit à traiter de la difficile reconstruction d’une adolescente dans un roman où l’espoir l’emporte sur le reste. Méfiant au départ, Federico a été agréablement surpris à la lecture de ce livre. Les personnages sont finement dessinés et leur réaction face à la situation est subtilement analysée. L’histoire tient la route, l’héroïne est attachante et la bonne humeur est revendiquée.

Malgré ces qualités, L’année où tout a changé ne fait pas partie de ces romans qui ont marqué Federico. Le principal défaut de ce roman est qu’il s’adresse a des adolescentes, pas à des lapins. Le ton employé s’en ressent. Par conséquent, il est tout à fait recommandable pour une jeune fille qui veut lire un roman émotionnellement intelligent, mais est vite oublié par un lapin avide d’une plume plus aiguisée.

L’année où tout a changé, Jill Hucklesby, Bayard, septembre 2011, 386 p., (collection « Millézime »)

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3 Responses to “L’année où tout a changé”


  1. 1 Simone
    22 novembre 2011 à 22 h 11 mi

    Je suis tombée par hasard sur votre blog en cherchant la couverture du livre pour la montrer à un ami et je trouve que ce livre s’adresse tout autant aux filles qu’aux garçons. Ce n’est pas parce que c’est une auteure ou une héroine, ou encore parce que c’est ni de l’aventure, ni du suspens ou je ne sais pas qul critère vous a fait pensé qu’il était destiné aux filles, que c’est d’office adressé aux filles. Je tenais juste à le signaler. En dehors de cet apparent besoin de sexualiser la littérature, je suis d’accord avec vous.

  2. 2 Federico
    22 novembre 2011 à 23 h 07 mi

    C’est bien mal connaître Federico que de lui attribuer un « besoin de sexualiser la littérature » ou une volonté de classer les romans et leurs lecteurs dans des cases. Consultez les archives de ce blog et vous verrez que ce lapin lit tout et n’importe quoi ! En revanche, Federico revendique haut et fort son droit à la subjectivité et il pense vraiment que ce livre est plutôt destiné à un public de jeunes lectrices. Aucun critères rationnels n’interviennent dans ce jugement, seulement ses émotions de lecteur.
    J’espère que votre désaccord avec notre ami lapin aura suffisamment titillé votre curiosité pour que vous reveniez lire (et commenter ?) ses humbles opinions !

    • 3 Simone
      23 novembre 2011 à 23 h 02 mi

      Héhé le « besoin de sexualiser » la littérature était trop fort mais il exprimait bien ce que je ressens parfois vis-à-vis de certaines critiques de livre.

      Sinon, je ne crois pas vraiment qu’un livre soit destiné plus à des filles qu’à des garçons pour des raisons assez longues à expliquer qui dépasse la littérarure mais je reviendrai lire votre blog (et le commenter, peut-être).


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