29
Mar
10

Le marathon critique de Federico, suite et fin

Après vous avoir fait partagé ses coups de cœur pas récents, Federico is back again pour vous parler de livres qui on plus ou moins fait mouche dans sa vie de lecture, et ce au cours de ces derniers mois.

Commençons par le moins agréable, c’est à dire le crash de la mouche. Celle-ci n’a pas atteint son but et Federico est sorti de sa lecture avec une impression de « tout ça pour ça ? ». Mais, diantre, nous oublions le plus important : le titre du livre et son auteur ! Il s’agit de Quand le requin dort de Milena Agus. Cette auteur italienne (sarde plus précisément) a été révélée en France grâce aux éditions Liana Lévi. Encensée par la critique pour son style aérien et détaché, elle a laissé notre ami lapin sur le bord de l’autoroute littéraire.

Le style ? Notre ami rongeur s’attendait vraiment à avoir des papillons dans le ventre en lisant, à ressentir cette émotion propre aux écritures qui vous transportent. Ici, ben non, rien, encéphalogramme plat. Federico n’étant pas critique littéraire, il ne s’est pas trop posé de question sur cette absence d’émotions. Il a continué cette lecture – pourtant pas désagréable – qui l’a parfois mis mal à l’aise à cause de certains sujets et le détachement avec lesquels ils sont décrits dans le livre. Il aurait aimé s’attacher aux personnages hauts en couleur présents dans le roman mais il ne s’est rien passé de notable à ce niveau là non plus. Résultats des courses : Federico s’attendait à partager l’enthousiasme général pour cet auteur, mais cette déception confirme que la lecture est un acte infiniment personnel et que personne ne peut présenter un livre comme étant indiscutablement génial.

Bien, ça c’est fait. Maintenant que cette petite contrariété est évacuée, place à l’espoir et aux livres prometteurs que notre débordé lapin n’a pu qu’entamer. En cinquante pages, voici ce que notre ami lapin a pu flairer.

Premier livre : Instructions pour sauver le monde de Rosa Montero. On a dit pas de résumés dans ce marathon. Cela arrange bien notre rongeur car il serait bien incapable de dire avec clarté et concision ce qui se passe dans le début de ce livre. Plusieurs personnages sont présents et n’ont (pas encore) de liens. On passe donc d’une histoire à l’autre et, au moment où Federico a interrompu sa lecture pour des raisons qui le regardent, le décor était à peine planté, peut-être même qu’on ne lui avait pas présenté tous les personnages. Mais ce qu’il a vu lui suffit pour savoir que les protagonistes sont assez englués dans une vie qui ne leur fait pas de cadeau. Et il va bien falloir que ça bouge. Parce qu’on sent que ça va bouger, qu’il va se passer un truc déterminant dans la vie de ces gens. Peut-être que passé la page 50 c’est le néant total jusqu’à la fin, ça on ne le sait pas. Mais toujours est-il que ce texte et son écriture ont donné à Federico l’envie de vérifier son intuition.

Deuxième livre : Swap d’Antony Moore qui par son seul résumé a conquis Federico… Comment ça on a dit pas de résumé dans le marathon ? Bon… D’accord. Dans ce cas vous ne saurez jamais que ce livre raconte l’histoire d’un libraire BD américain un peu aigri et loser sur les bords. On ne vous dira pas non plus que le dit libraire a, dans sa prime jeunesse, échangé un comic SuperMan numéro 1 contre un tuyau en plastique. Et il ne vous sera pas révélé que le comic en question va devenir un véritable objet rare, surcoté, valant des millions. Les cinquante premières pages sont terriblement alléchantes : humour noir et cynisme seront visiblement de la partie. Le décor est planté très rapidement : ouverture sur la funeste transaction suivie, quelques dizaines d’années plus tard, par le tableau de ce libraire dépité qui ne peut que compter les millions qui lui ont échappé. Sa décision est prise : il doit récupérer ce comic, c’est une question d’honneur. La lecture de Federico s’est interrompue alors que l’idée de remettre la main sur son SuperMan germe à peine dans l’esprit du héros. Comment va-t-il s’y prendre ? Pour le savoir il faudra lire la suite qui à l’air riche en situation qui sentent mauvais et qui font rire !

Sans transition, ni conclusion, Federico vous annonce qu’il arrive au terme de son marathon. Il espère vous avoir donné envie de lire ou de ne pas lire. À bientôt pour de nouvelles aventures critistiques !

Milena Agus, Quand le requin dort, Liana Levi, mars 2010, 160 pages., 15 €.

Rosa Montero, Instructions pour sauver le monde, Métailié, janvier 2010, 276 p., 20 €.

Antony Moore, Swap, Liana Levi, février 2010, 352 p., 11 €.

Publicités

1 Response to “Le marathon critique de Federico, suite et fin”


  1. 21 juin 2010 à 21 h 23 mi

    J’ai vraiment bien rigolé avec Swap. Un délice ! Je n’ai pas encore lu ce milena agus…


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


pause carotte
Pause carotte

%d blogueurs aiment cette page :