20
Mar
10

Le marathon critique de Federico

Comme le temps passe vite ! Une trop longue période s’est écoulée sans que vous ayez des nouvelles des lectures de notre ami rongeur. Pour tenter de rattraper cet impardonnable retard, Federico va vous faire partager ses dernières découvertes littéraires là, maintenant, tout de suite. Trop fort le lapin !

Parce que Federico n’a pas cessé de lire ces dernières semaines (il est actuellement aux alentours des 100 pages dans Terre des Oublis… qui en compte bien 700), et qu’il veut vous faire découvrir un maximum de livres, les chroniques seront moins développées qu’à l’accoutumée : du ressenti, des émotions, mais pas de résumé. Vous voulez savoir de quoi parlent ces livres dans la vraie vie ? Allez chez votre libraire et lisez-les, y’a pas marqué quatrième de couverture ici !

Entre lectures intégrales, tentatives échouées et ouvrages abandonnés faute de temps, vous allez en avoir pour votre argent. Balancez la monnaie. Et les carottes surtout.

Commençons avec les livres qui ont fait chaviré le petit cœur de notre ami lapin en ce début d’année. En premier dans la liste : Et que le vaste monde poursuive sa course folle. Federico, qui ne pèse pourtant pas bien lourd, a atteint la légèreté extrême le temps d’un roman. Une légèreté qui lui a permis d’entrer à pas légers dans le quotidien des personnages de Collum McCann. Il y a des auteurs comme ça, qui vous attrapent délicatement par le col et vous soulèvent de votre canapé pour vous plonger dans la vie pas toujours ordinaire de gens en apparence ordinaire. Il y a des auteurs qui vous transforment la vie de tous les jours en roman. En roman passionnant. Lumineux. Il adapte son style à chacun de ses personnages afin de leur donner une véritable voix, celle avec laquelle ils décrivent leur quotidien pas toujours rose dans la ville de New York.

Le deuxième coup de cœur de Federico s’appelle Les heures souterraines. Delphine de Vigan signe ici un livre très poignant et décrit avec beaucoup de justesse les pensées de deux personnages qui écrasés par un travail qui perd tout son sens, un amour non partagé ou une ville anthropophage qui resserre ses murs sur ses habitants pour les faire disparaitre. Federico a tout de suite ressenti beaucoup de sympathie pour ces personnages décrits avec beaucoup de vérité et de respect par leur auteur.

Pour les dernières pépites de la rubrique « total kiffe », allons nous balader chez les marmots, pour qui on fait des livres très chouettes. Federico en a choisi deux, même s’il aurait pu en présenter des dizaines (mais c’est un marathon, productivité et efficacité sont de rigueur, on se croirait chez Lagardère !). Ande ze ouinneurse hare :
Couleurs d’une nuit, fabriqué par Martine Laffon et Catherine-Jeanne Mercier et découvert par les éditions Belin. Ce superbe album aux dominantes bleues et noires (couleurs de la nuit donc) s’articule autour d’un poème-comptine à lire pour ne plus avoir peur du noir. Ça donne quelque chose du genre « Dors mon chat, mon petit Minouchka… » et c’est fort joli ;

– on reste dans le domaine de la trouille des couloirs sombres avec Gros Pipi, histoire délirante dÉmile Jadoul publiée chez Pastel. On y trouve un petit pingouin qui se réveille toutes les nuit avec la vessie en alerte et qui mobilise papa et maman pour l’accompagner au petit coin, situé terriblement loin de sa chambre. C’est un album court, drôle et mignon comme une blague sur les éléphants.

Une petite bibliographie bien propre, histoire de faire les choses bien :

Collum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, Belfond, août 2009, 448 p., 22 €.

Delphine de Vigan, Les heures souterraines, Stock, septembre 2009, 299 p., 17 €.

Martine Laffon et Catherine-Jeanne Mercier, Couleurs d’une nuit, Belin, novembre 2009, 32 p., 14 €.

Émile Jadoul, Gros Pipi, L’école des loisirs – Pastel, février 2010, 26 p., 11 €.

La suite au prochain épisode…

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